Maëva Longvert

Du 21 février au 5 mars 2022

Maëva Longvert est accueillie en résidence aux SUBS pour son projet Kill me.

Kill me est une pièce pour un arbre. Kill me questionne notre rapport au vivant, principalement notre rapport aux forêts, au monde végétal et animal qui nous paraissent étrangers. Les conséquences imminentes de l’ère anthropocène, c’est à dire des conséquences liées à l’activité humaine sont réelles. Kill me est une une installation artistique qui nous pousse à nous mettre en réflexion par rapport au monde sauvage et animal. De plus son mode de production, de construction et de diffusion, est imaginé pour répondre à des critères écologiques (matériaux, provenance, lieux de diffusion). L’axe de recherche de Kill me porte autour de la chasse, du corporatisme, de notre alimentation et plus largement sur le patriarcat et notre rapport au genre. Femme, designer textile, metteure en scène, née au Sri Lanka en 1986, végétarienne mangeant par-fois du poisson, je cherche à infiltrer le monde de la chasse. Mon processus de création passe par des semaines d’enquêtes sur le terrain avec différents personnes ayant des parcours, expériences et profils différents, gardes forestier·e·s, chasseur·se·s et chercheu·r·se·s Après avoir collecté témoignages audios, photographiques, croquis et prise de note. Des semaines sont consacrées à la transformation de la matière collectée en une installation plastique vivante et sonore. Pour cette création, l’installation sera créée à partir de textile et de matériaux récupérés. Kill me est une pièce pour un arbre, elle peut être joué, actionnée en ville dans les parcs urbains ou en lisière de forêt. L’installation est composée d’un univers sonore, d’une interprète et d’une installation évolutive et modulaire. Dans le principe, elle se décompose en trois parties, l’action, la réponse et la transformation. Kill me vise a sensibiliser un large public aux questions inhérentes à notre rapport au monde végétal, indomptable mais aussi à notre rapport au monde vivant. 

Maëva Longvert est diplômée d’un Master 2 « arts et scènes d’aujourd’hui, – écritures scéniques en espace public » (mention TB),  de la Fai-ar, (école supérieure d’arts en espace public), mais aussi  de l’ESAAT (Ecole Supérieure des Arts Appliqués et du Textile).
Autrice d’une singulière pratique de tressage de textiles,  Maëva Longvert exerce depuis ses débuts dans l’espace public (forêts, jardins, ponts…) comme une évidence.
Maëva écrit depuis 2019 sa première forme Nyctalope sur la place des femmes dans l’espace public la nuit pour la compagnie Le polymorphe.
Elle collabore avec de nombreux artistes dont Justine Berthillot avec Notre forêt où elle réalise des installations In situ.
Elle est également directrice artistique du Carnaval de Toulouse depuis janvier 2021.

Conception : Maëva Longvert 
Regards chorégraphiques : Marianne Masson et Quelen Lamouroux
Développement et production :
 Samira Boukhnous

Soutiens : Les SUBS | Lieu vivant d’expériences artistiques -Lyon / France, Latitude 50 – Pôle des Arts du Cirque et de la Rue – Marchin / Belgique, Le CIFAS – un centre de ressources pour la transformation par l’expérience – Bruxelles / Belgique, Chalon dans la rue  – Centre National des arts de la rue et de l’espace public – Chalon sur Saône / France, Générik Vapeur / cité des arts de la rue / Marseille, Erasmus Plus / Programme européen pour l’éducation, la jeunesse et le sport.