Party en exil – Lyon

Kubra Khademi + Ayoub Moumen + Bab L'Bluz + Maghreb K7 Club
Performance / Musique Live / Conférence

Pour l’ouverture de la Biennale Traces, cette soirée-mosaïque invite à découvrir des artistes dont l’expérience de l’exil nourrit en profondeur leur démarche esthétique et politique.

AU PROGRAMME :

  • En continu dès 18h – DJ-set Maghreb K7 Club de Flavien Taulelle
  • 19h – Rencontre Regards croisés sur la question migratoire avec Res Publica
  • 20h30 – Performances de Kubra Khademi et Ayoub Moumen de l’Atelier des artistes en exil
  • 21h30 – Concert de Bab L’Bluz avec la complicité du CMTRA

ET AUSSI :
Un collage en live du Collectif REV

Regards croisés sur la question migratoire
Rencontre animée par Yves Pascouau avec Chem’s, Marie Ange Rousseau (dessinatrice de la BD Profession solidaire – Chroniques de l’accueil), Jean-François Corty (médecin, personnage central de la BD), et Marie-Laure Baislien Gainche de l’Université Lyon III.

Avec leur compilation Maghreb K7 Club : Synth Raï, Chaoui & Staifi – 1985-1997, les Disques Bongo Joe et Sofa Records rassemblent des pépites venues de la scène maghrébine lyonnaise du siècle dernier et enregistrées… sur cassettes audio. Ces trésors mélodiques et festifs témoignent de toute la diversité culturelle de la capitale des Gaules.
À l’occasion de la sortie du disque, conçu grâce aux recherches de Péroline Barbet et de Simon Debarbieux, (Sofa Records), qui fait suite au disque Place du Pont Productions, Musiques du Maghreb à Lyon 72 – 98 (CMTRA), Flavien Taulelle, qui a également contribué à ces projets, nous propose un DJ set festif aux grooves rares et éclectiques, fruit d’une collection de plus de 500 cassettes de ce répertoire !

https://maghrebtapesclub.bandcamp.com/
https://maghrebtapesfromlyon.bandcamp.com/releases
https://lesdisquesbongojoe.bandcamp.com/

Transition through Reproach Valley 

“ Toute ma démarche artistique s’emploie à montrer à quel point, dans notre culture, la violence sexuelle est partout, dans l’espace public comme privé et dans l’indifférence générale”, explique Kubra Khademi, artiste afghane réfugiée en France depuis 2015. Avec cette nouvelle performance créée aux SUBS, elle s’intéresse à ce qui constitue l’essence de la nature humaine en temps de crise pour mieux déconstruire les instincts les plus négatifs qui reviennent au galop. Que peut l’art en situations de guerre, de catastrophes naturelles, crises sanitaires ? Habituée aux expériences artistiques solitaires avec des oeuvres coups-de-poing qui reposent sur son engagement personnel, elle orchestre pour la première fois une pièce de groupe qui réunit une dizaine d’artistes issus du CNSMD et l’ENSBA.

Distribution & mentions

Production : atelier des artistes en exil
Avec le soutien des SUBS.

Parcours

Née en 1989 à Kaboul en Afghanistan, Kubra Khademi étudie les beaux-arts à l’université de Kaboul et à l’université de Beaconhouse à Lahore. Artiste féministe, avec sa performance L’Armure en 2015, au centre de Kaboul, elle dénonce une société où la femme est persécutée. Elle doit fuir son pays pour la France. Sacrée chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, elle expose dans les vitrines du ministère de la Culture au Palais Royal, au Palais de la porte Dorée (festival Visions d’exil). Elle performe à l’invitation de musées, de festivals et de théâtres. Membre de l’atelier des artistes en exil, elle est suivie par Latitudes Prod.

On marche sur des œufs

Comment se construire dans un monde en sursis ? Sur quel pied danser ? Comment sortir de sa coquille ? Peut-on casser des œufs sans faire d’omelette ? Autant de questions existentielles que l’artiste et créateur de mode Ayoub Moumen agite avec fougue en se livrant littéralement à l’exercice de marcher sur des œufs. Symbole de l’origine du monde, de création et de renaissance, l’œuf est également au XXIème siècle un exemple des excès de l’industrialisation de la production alimentaire mondiale. Surconsommer tue, proclame Ayoub Moumen, champion de l’upcycling (transformation de matériaux ou produits usagés en biens de qualité ou d’utilité supérieure).

Distribution & mentions

Scénographie, vidéo, lumière : Khaled Alwaera
Musique : Yann Lefrit
Travail corporel : Tamara Milla Vigo
Production : atelier des artistes en exil
Avec le soutien des SUBS, de la Cité internationale des arts (Paris) et de Guerrissol

Parcours

Né en 1991 à Tunis, Ayoub Moumen est créateur de mode. Licencié en stylisme de l’Esmod international fashion university Group de Tunis (stylisme haute couture), il signe sa 1ère collection Explosion émotionnelle en 2013. Sa collection Ivresse divine reçoit le 1er prix du concours Jeune créateur de la Fête internationale de la mode 2015. En France depuis 2016, il crée la marque de vêtements Refuge Engaged Wear (R.E.W Paris) et remporte en 2018 le 3e Prix des E-fashion award. Membre de l’atelier des artistes en exil, il crée le défilé-performance Contamination pour le festival Visions d’exil 2019 au Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration et participe à Open Mode festival #3.

R.E.W.

REFUGE ENGAGED WEAR STUDIO (R.E.W. STUDIO) est une marque de vêtements engagée, inspirée de la rue, et surtout par l’artivisme qui s’est développé aux Etats-Unis (d’abord à Seattle), et en Grande-Bretagne, depuis 1999. Cette forme d’expression vise à faire prendre conscience de problèmes politiques à travers la création artistique.
R.E.W. STUDIO ne recherche pas une description réaliste et les pièces des collections se contentent de représenter une histoire ancienne dans un langage vestimentaire actuel.
Le label (R.E.W Studio) est parrainée par l’association des ARTCTIVISTES, qui veulent porter l’art au cœur des combats pour la libération humaine. Résolument féministe, LGBTQI, en défense de la liberté d’expression et de la liberté tout court, activement solidaire de celles et ceux qui se battent pour elle partout dans le monde, pour celle des femmes, des homosexuels, et pour la liberté de circuler sur terre. ARTCTIVISTES se propose d’intervenir à toute occasion en soutien aux autres artctivistes en prônant l’art comme dernière forme possible de résistance.

Hommage aux inépuisables racines de la culture Gnawa, irrésistiblement psyché, indéniablement rock, biberonné à la funk, Bab L’Bluz secoue les traditions pour mieux les régénérer. Un blues du désert résolument électrique !

Cette soirée aux SUBS ouvre la 20e édition de La Biennale TRACES : un programme riche d’une centaine de propositions (conférences, tables rondes, expositions, journées d’études, projections de films, concerts, spectacles). Portées par une grande diversité d’acteurs, qui ont tous en commun de travailler les questions qui entourent les migrations d’hier et d’aujourd’hui en région Auvergne-Rhône-Alpes, chercheur.euses, artistes, médias, collectifs et associations, lieux et institutions, collectivités territoriales se réuniront du 7 octobre au 7 décembre 202. Cette année, la Biennale s’intitule « Exister aux confins de la migration », et les artistes issus des migrations récentes ou anciennes y auront une grande place.

Party en exil est le deuxième épisode d’une série d’invitations que les SUBS imaginent avec l’atelier des artistes en exil. Cette structure unique en son genre soutient plus de deux cents artistes du monde entier qui ont récemment trouvé refuge en France. Ils sont plasticiens, chorégraphes, danseurs, metteurs en scène et ont quitté un pays où ils étaient menacés. Leurs œuvres sont des témoignages vivants et percutants des migrations artistiques contemporaines.