Bureau des dépositions

Minen kolotiri-Sculpter le droit par le droit
Performance / Création

En raison du confinement national, mis en place du 29 octobre au 1er décembre 2020, toutes les représentations de Minen Kolotiri sont suspendues.

L’équipe billetterie des SUBS se tient à disposition des personnes ayant déjà acheté leurs billets pour les rembourser.
N’hésitez pas à nous contacter par mail à billetterie@les-subs.com ou par téléphone au 04 78 39 10 02.
Nous vous tiendrons informé.e.s au fur et à mesure des décisions prises – annulations et éventuels reports – en fonction de l’évolution de la situation. Merci de votre compréhension.


Quand le droit, en particulier le droit des contrats, devient un matériau artistique. Cette performance portée par dix co-autrices et co-auteurs, depuis Conakry et Grenoble, opposent leurs liens contractuels aux politiques migratoires qui tentent de les séparer. En situation régulière, en demande d’asile ou interdits de séjour en France : depuis leurs différences de statuts, elles et ils oeuvrent ensemble et font valoir un principe de co-dépendance. Nourri par des rencontres avec des professionnels de la justice, des documentaires, des archives et des témoignages, cet activisme à la fois artistique et juridique met en scène de nécessaires actes de résistance.

Création aux SUBS dans le cadre de l’appel à projet Geyser avec le Grütli, Genève
Mentorat artistique de Yan Duyvendak

Co-auteurs.co-autrices : Mamy Kaba dit Fally Ipupa, Ousmane, Kouyaté dit grand Kouyaté, Sarah Mekdjian dite Petite Cuillère, Mamadou Djoulde Balde dit Never Cry, Aliou Diallo dit Petite Citron, Laye Diakité, Marie Moreau dite Petite Pomme, Ben Bangoura, Pathé Diallo, Saâ Raphaël Moundekeno.

En collaboration avec les SUBS, ce spectacle est également présenté au Château de Goutelas (42) dans le cadre de la biennale Traces.

« [Le Bureau des dépositions] projette de saisir la justice contre les procédures d’expulsion qui menacent certains de ses membres, demandeurs d’asile. Avec une arme : le statut de co-auteur (…).

En mai 2019, deux mesures d’éloignement préfectorales ont mis entre parenthèses le travail artistique engagé par ces dix « auteurs-performeurs », dont la collaboration s’était scellée quatre mois plus tôt, autour d’ateliers d’écriture de lettres sur les violences des politiques migratoires.

« Nous ne sommes pas que des demandeurs d’asile, mais aussi des artistes, avec une œuvre en commun. Expulser l’un d’entre-nous, c’est remettre en cause son évolution », martèle Ousmane. »

Extraits de l’article « A Grenoble, le Bureau des dépositions ne veut plus être empêché de créer », paru dans Le Monde du 19 février 2020.