Alexandre Roccoli

HADRA Yassine Youness

Danse

Ce spectacle est présenté dans le cadre du MOI de la danse 2020.

Le corps habité, possédé. HADRA Yassine Youness, la nouvelle pièce d’Alexandre Roccoli, réveille les corps et nous plonge dans une danse de possession, au croisement des confréries gnaoua et de la culture hip hop. Ce duo imaginé pour et par les frères Youness et Yassine Aboulakoul, nous transporte dans une danse rituelle, hypnotique, aux vertus curatives. La répétition des mouvements, appuyée par la musique électronique, à la fois traditionnelle et contemporaine, provoque une transe chorégraphique. HADRA crée des passerelles entre passé et présent, rituels ancestraux et danse contemporaine, où le geste dansé, virtuose et magnétique transmet le désir vibrant de danser.

Plus d’information sur alexandreroccoli.com

Conception, mise en scène : Alexandre Roccoli
Danseur et collaborateur à l’écriture : Yassine Aboulakoul
Danseur et collaborateur à l’écriture : Youness Aboulakoul
Son, composition : Benoist Bouvot
Création lumière : Severine Rième
Régie générale et régie lumière : Alessandro Pagli

Co-production : Ballet du nord, Roubaix – Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône – manège, scène nationale, Reims – La Briqueterie, CDCN du Val-de-Marne

Soutiens : La compagnie A Short Term Effect est soutenue par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Lyon et l’Institut Français.

Avec la nouvelle création Hadra, le chorégraphe Alexandre Roccoli ouvre un nouveau cycle. Créée à l’origine pour le danseur marocain Yassine Aboulakoul puis rejoint par son frère Youness, la pièce affirme les puissances du désir de danse.
Pour Hadra, solo créé en 2017 au Musée de l’Histoire de l’Immigration, Alexandre Roccoli puise son inspiration à la source de danses de possession telles qu’elles ont pu apparaître au Maroc notamment dans les confréries gnaoua mais aussi dans certaines cultures contemporaines plus urbaines, du hip hop à la house music. En jouant avec la répétition des mouvements et des sons, Alexandre Roccoli produit une esthétique circulaire, hypnotique et magnétique où le corps est saisi par les vertiges de la danse. Entre état de grâce et état de choc, l’énergie et la virtuosité des jeunes danseurs marocains Yassine et Youness Aboulakoul transmettent un désir fou de danser. Ce projet ouvre une nouvelle série qui travaille la question du corps dit «gracieux» en scène.
Le parcours artistique d’Alexandre Roccoli fait dialoguer la danse contemporaine avec des formes traditionnelles et des rituels ancestraux. Ces interactions entre passé et présent s’incarnent également dans les rencontres explosives qu’il agence entre les musiques électroniques et des phénomènes de transe plus archaïques.

Titulaire d’une Maîtrise en Esthétique de la Création de l’Université Paris VIII et d’une licence en Information et communication de l’Université Lyon II, Alexandre Roccoli s’est formé à la danse au Conservatoire régional de Lyon, puis auprès de Mathilde Monnier au CCN de Montpellier.
Membre actif du Théâtre du Soleil de 1999 à 2003, il interprète Tambours sur la digue d’Ariane Mnouchkine. Il s’installe ensuite à Berlin où il collabore avec les artistes Antonia Baehr, Aranxtia Martinez, Eszter Salamon, Tino Seghal, Maria Clara Villa Lobos, Tamer Yigit et Clemens Von Wedemeyer. Chorégraphe pour le club Berghain à Berlin pour l’opéra After Hours créé par Marcello Buscaino et Heidi Moddle, il entame par la suite une série de collaborations avec des figures de la musique électronique et électro-acoustique comme Ellen Alien, DJ Chloé, Pantha du prince, Jeff Mills, Benoist Bouvot ou, plus récemment, Deena Abdelwahed et Daox.
Au croisement de plusieurs pratiques artistiques, Alexandre Roccoli écrit les scènes dansées du film Otto up with dead people de Bruce La Bruce (Berlinale et Sundance 2008) et collabore plusieurs fois avec le milieu de la mode. Il est notamment enseignant invité à l’Institut français de la mode et à l’école d’art de La Cambre, mais également commissaire de plusieurs expositions conçues comme des chorégraphies, visant au décloisonnement des disciplines (Galerie des galeries Lafayette ou à la Haus der Kultur der Welt à Berlin).
C’est dans ce contexte que naît sa première pièce en tant que chorégraphe, Ersatz, créée à la Villa Gillet (Lyon, 2005). A Short Term Effect présentée au Hebbel Am Uffer à Berlin et aux Subsistances à Lyon l’année suivante, précède Unbecoming solo, créée dans le cadre d’une résidence à New York et présenté à « Crossing the lines », puis Last last dans le cadre de « Second Skin », en partenariat avec Les Subsistances et Tanzquartier à Vienne. En 2009, il répond à la commande du Centre Pompidou pour le « Nouveau festival » avec Drama per Musica crée avec Séverine Rième, par la suite présenté au festival « Anticodes » (Subsistances, Lyon).
Depuis 2010, Alexandre Roccoli développe une recherche plastique et chorégraphique sur des gestes artisanaux anciens, déjà perdus ou résistants à l’oubli. À travers les créations Empty picture (2013), Longing (2014), Weaver Raver (2015), Weaver Quintet (2017) et différents ateliers, le chorégraphe a ainsi réuni la matière d’une trame aussi visuelle que sonore sur le monde tisserand. Entre l’Italie, le Maroc et la France, Alexandre Roccoli a ainsi recueilli les témoignages de ceux qui perpétuent cette mémoire ouvrière

Initié très jeune à la danse et passionné dès l’enfance, Yassine Aboulakoul est né à Casablanca au Maroc. Il commence à apprendre la danse et la gymnastique à l’âge de quatre ans. Au fil des années et grâce à sa formation au conservatoire de danse et de musique de Casablanca, il a développé un style éminemment personnel grâce à ses formations en danse contemporaine et modern jazz au sein de plusieurs écoles de danse.
Yassine Aboulakoul développe depuis une quinzaine d’années un travail pédagogique. Il est chorégraphe et professeur de Danse Hip Hop, Ragga-dancehall et Afro-reggae dans plusieurs écoles de danse et lieux artistiques de Casablanca.
À la suite de ses formations en danse contemporaines et modern jazz, il développe son style hip hop en s’inspirant de son expérience au sein des plus grands centres académiques de danse en Europe (Studio Vibes à Bruxelles – Belgique, Studio Harmonic – centre du Marais Paris, La juste Debout School – Paris, Amsterdam Dance School – Pays-Bas, Manufacture de Lausanne – Suisse, PARTS à Bruxelles – Belgique).

Né à Casablanca et vivant à Paris, Youness Aboulakoul enchaine les expériences artistiques comme interprète depuis son plus jeune âge. Il collabore avec plusieurs chorégraphes au Maroc et en Europe, tel que Olivier Dubois, Radhouane Elmeddeb, Ramon Baeza, Meryem Jazouli, Rosa Sanchez et Alain Baumann, Filipe Lourenco, Bernardo Montet, Christian Rizzo… Il est également artiste associé à la Compagnie 2K_FAR à Casablanca depuis 2003, et a participé ainsi à tous ses projets sous la direction artistique de Khalid Benghrib.
Youness développe son propre travail chorégraphique, il crée son premier duo Logos en 2010, puis il s’associe en 2015 avec le chorégraphe et artiste visuel Youness Atbane pour le duo Les Architectes. Il prépare actuellement son premier long solo Today is a beautiful day.
Parallèlement, il est compositeur de musique électronique. Passionné par l’univers musical électronique et imprégné par la richesse de la musique marocaine, il mêle ces deux sources d’inspiration pour développer son propre univers sonore. Il signe la musique originale de plusieurs pièces chorégraphiques et cinématographiques.

Benoist Bouvot a crée la composition et création de régie son en théâtre pour Alain Béhar dont le spectacle , Woyzek mis en scène par Marie Lamachère, Catherine Boskowitz et Dieudonné Niangouna notamment La dernière interview. Composition et création de régie son en danse pour Emilio Calcagno Gourmandises, Julia Cima Rings, Marta Izquierdo Munoz Admirando la Cheika, Alexandre Roccoli Longing, Christophe Haleb Retour sur Terre. A joué avec : Didier Aschour, Norbert Lucarain, Rhys Chatham, Gerald Kurdian, Philippe Langlois, Jean-Christophe Camps, Carole Rieussec, Denis Lavant… Radio France, Générique de : Ça va,ça va l’Afrique !. Accompagnements sonores pour RFI : Nicolas Bouchaud, Anne Alvaro.