DeLaurentis

musique

Femme-machine adepte des hybridations musicales, DeLaurentis transpose en live dans une scénographie immersive le conte pop-numérique de son album concept Unica.

Avec un nom de scène emprunté au producteur de films Dino de Laurentiis (La Strada, Barbarella, Flash Gordon, Dune), elle orchestre une électro-cinématique faite de clair-obscur et d’envolées lyriques. Son usage intuitif des synthétiseurs, des claviers, des voix et des samplers convoque tour à tour Laurie Anderson et Ryuichi Sakamoto ; excusez du peu !

🚨 Pour des raisons indépendantes de notre volonté, Quinquis, originalement programmée, ne pourra pas assurer son concert. Le concert de Delaurentis est maintenu sous le KRAKEN

DeLaurentis est l’une des rares productrices et créatrices de musique électronique qui parvient à transmettre de réelles émotions en jouant de la voix sur des machines. Sa musique électro-cinématique est à la fois douce et puissante, claire et obscure : implacablement efficace et envoûtante. Sa voix occupe le rôle de personnage principal de ces films sonores. Rythmique ou mélodique, harmonique ou vaporeuse, elle est le fil conducteur et la sève qui donne humanité à ses addictifs voyages synthétiques.
DeLaurentis a appris la musique au Conservatoire et a découvert la production et le mixage en autodidacte. Elle exprime son art, sa musique à travers les nouvelles technologies et son instrument favori est le Pushd’Ableton. La production de son premier album commence à l’été 2018 dans un studio aéré sur le canal Saint-Martin à Paris. Pendant deux années d’une relation intime avec ses machines qui touche parfois au mystique, DeLaurentis fait naître sa sœur-numérique : Unica. En résulte un album concept, dans lequel elle échange en duo avec la machine : voix naturelles contre voix vocodées. Unica est aussi vivante que les humains qui collaborent sur l’album : Dan Black, Yaron Herman, Daymark et Fabien Waltmann. Unica nait, échappée d’un écran, puis prend forme, observe nos existences compulsives, grandit.
Le morceau « Somewhere in between » a même réellement été enregistré à l’aide d’une intelligence artificielle, une belle aventure supervisée par Benoît Carré, pionnier en la matière. DeLaurentis, en glissant sa voix cristalline tantôt sur des nappes évoquant Brian Eno, tantôt sur des arpégiateurs à la Moroder, réalise le fantasme de Spike Jonze dans Her ou de Steven Spielberg dans AI : Unica vit !Delaurentis a su créer le trait d’union idéal entre la femme et la machine, le chainon manquant entre la pop et l’intelligence artificielle.