Eva Habasque, Ariane Germain, Maïa Broudic, Agathe Chevallier

Retrouver l'odorat
Performance / Installation / étape de création

Têtes chercheuses de la création pluridisciplinaire, les SUBS s’associent aux grandes écoles lyonnaises de formation artistique pour mettre en lumière quatre personnalités au seuil de carrières plus prometteuses les unes que les autres.

Parcours d’installations-performances à la rencontre des artistes du Post-diplôme Recherche et Création porté par la CinéFabrique, le CNSMD Lyon, l’ENSATT et l’ENSBA.

Vous avez la possibilité de parcourir chacune des installations dans la même soirée.

Balmes | (ENSBA) Eva Habasque — Lever d’êtres (vivant·e·s) (accès libre)

Hangar | (ENSATT) Ariane Germain — 62 (sur réservation)

Réfectoire des nonnes | (CinéFabrique) Maïa Broudic — (accès libre)

Plateau 2 | (ENSBA) Agathe Chevallier — La chambre de compensation (sur réservation)

 

Performance de 6 formats de 10 minutes, sans début ni fin.

Cet espace vert à même la roche, c’est une Balme. Intrigantes, ces terrasses artificielles bétonnés et ensauvagées entretiennent le fantasme d’un jardin vertical cultivé par les religieuses du couvent des subsistances. La Balme devient ici un lieu d’expérimentation pour questionner la façon dont les paysages végétaux font décor. Seulement décor ? Les êtres vivant·es de la Balme peuvent-iels passer d’objets à sujets et participer à une pièce de théâtre en trois actes ?  Deux parcours, distant ou intimistes, s’offrent aux spectateur·ices. En suspension entre la balme et le béton, les entractes issues de nos réflexions collectives interrogeront les rapports ambivalents entretenus entre sauvages. De la fascination à l’oppression et de la destruction à la glorification, les êtres de la Balme sont-iels les seul·es interprètes de la pièce ?

Avec Armance Merle, Sara Andrieu, Marianne Lang, Gaspard Mégier et Kevin Paulino. »

Il y a certaines journées difficiles qui conduisent, sans que l’on ne sache pourquoi, dans des saletés fumantes à boire du cognac et du Viandox. Hélène et Célia se croisent par hasard au bar du Cluny où elles s’accompagnent dans cette nuit qui ressemble à la dernière. C’est comme avant que commence un film ou un concert, ce chat qui ronronne au creux de l’estomac. Tandis que par derrière, en un lieu qu’il est difficile de situer, la porte glisse silencieusement et laisse entrer la perspective interminable d’un couloir, puis d’un ascenseur horizontal qui nous emmène dans la Ville. Equipé.e.s de boîtiers abritant des micro-mondes, les spectateur.ice.s sont invité.e à bifurquer hors de la zone et à suivre Hélène et Célia un tout petit peu plus loin que la vie.

Collaborateur artistique : Mikaël Treguer
Concepteur lumière : Alexandre Schreiber
Conceptrice sonore : Lucille Gallard
avec Julia Roche et Fanny Carrière

Il y a ce livre qui parle des venants, celles et ceux qui arrivent, qui changent la ville, la dénaturent, la rendent plus propre et lisse. Et puis j’en suis, de ces venants, de celles et ceux qui participent à ce gros mot de « gentrification ». Je veux prendre du recul, je cherche à critiquer, analyser la situation mais finalement je suis une actrice de ce territoire qu’apparemment on déglingue. Marseille devient mon Eldorado culpabilisant. Le post-diplôme est pour elle l’occasion d’expérimenter des formes hybrides entre éditions photographiques et court métrage. En profitant de son installation à Marseille, elle souhaite questionner la place des jeunes artistes qui s’installent dans la ville, leur caractère d’acteur.trices de la gentrification, de la métamorphose de la ville.

La Chambre de compensation est une séquence performative conçue pour offrir une expérience somatique et financière. Elle ne demande pas d’argent, pas d’assistance, pas d’attention. Elle offre gratuitement un service où déposer son corps, ses biens et sa concentration. Elle suit la logique d’un marché saturé de zones d’ombres et de points de suspension. Personne ne sera pris en otage. Tout va bien se passer.

Le Post-Diplôme Recherche et Création Artistique a comme objectif d’encourager le développement et la recherche transdisciplinaire en arts visuels, cinéma, danse, musique et théâtre. Quatre grands établissements supérieurs d’enseignement artistique se sont réunis depuis 2018 pour offrir un cadre idéal à la recherche transversale en art, pour faire avancer les enjeux de recherche, afin d’ouvrir autant que possible la réflexion et de décloisonner les pratiques. Les étudiant·es-artistes-chercheur·euses en Post-Diplôme sont amenés à élaborer un projet artistique par la mise en situation d’expérimentations favorisant l’émergence de formes originales et interdisciplinaires.

Ce dispositif éducatif bénéficie du soutien financier de la région Auvergne-Rhône-Alpes.