Jeanne Moynot

Missionnaire
Théâtre

Que faire de ses souvenirs, de ses fantasmes mais aussi de ses petites et grandes hontes, de ses préjugés et de ses pensées parasites ? Jeanne Moynot vide son sac en mode stand-up dans un solo à l’humour décapant. Recette de tartiflette, noeuds scouts, figure du missionnaire (dans l’entièreté de son acception) et sexualité lesbienne font bon ménage pour dévoiler la vérité du monde.

Récits de tranches de vie, échantillons de danse, photos personnelles, objets faits maison, sons captés sur le vif : les réminiscences alimentent une dramaturgie éclatée, où se croisent non-dits, recette de tartiflette, noeuds scouts et sexualité lesbienne. Bien qu’écrite et intriquée, l’improvisation et l’adresse au public sont les fers de lance de cette expérience scénique qui explore la figure du missionnaire dans l’entièreté de son acception, de la plus intime à la plus politique.

Issue des arts plastiques, Jeanne Moynot (1985, vit et travaille à Pantin) décline son appétence pour le visuel et le vivant en naviguant librement du white cube à la black box. Au fil de ses projets protéiformes, elle dessine un monde parsemé de punchlines, peuplé de vitraux en poubelle et de monuments en papier. Chaque pièce est un épisode basé sur la mise en récit d’aventures personnelles qui lui offre la possibilité de vivre une expérience spécifique, tant existentielle que pragmatique : découvrir son homosexualité au coin d’une étagère en rangeant l’atelier qu’elle partage avec sa comparse Anne-Sophie Turion (Bordel, 2017), explorer ses frayeurs archaïques en fabriquant artisanalement des effets spéciaux de cinéma (Le poil de la bête, 2018), prendre la mesure du temps qui passe en pratiquant la composition florale (Belles plantes, 2019). Elle partage des récits à la première personne dans une langue crue, cruche, cruelle ou cruciale, s’adonne au rap. Avec humour, elle joue avec les stéréotypes culturels et fait tomber les masques. Elle met en évidence nos contradictions et montre que les rôles sociaux que nous endossons sont parfaitement versatiles et qu’ils peuvent être retournés contre nous en un clin d’oeil.

Son travail est montré régulièrement en France et à l’étranger, tant dans le champ des arts visuels que du spectacle vivant (Centre Georges Pompidou, Fondation Ricard, Confort Moderne, Festival Actoral, 3bisf, Musée de la Chasse, Musée National de Bucarest, Centrale Fies en Italie). Elle vient d’achever Belles Plantes, un spectacle en collaboration avec Anne-Sophie Turion, présenté au Théâtre de la Cité Internationale (Paris) dans le cadre du programme New Settings de la Fondation Hermès.

Jeanne Moynot est accompagnée par Actoral, bureau d’accompagnement d’artistes.

Conception, écriture, performance : Jeanne Moynot
Dramaturgie : Adina Secretan
Univers visuel : Jeanne Moynot et Yoan Sorin
Intervenants sonores : Hugo Partouche, Thierry Raynaud
Conseil mouvement : Anne Lise Le Gac
Lumière et régie générale : Louise Rustan
Création musicale : Arthur Vayssié

Production : Le parc à thèmes
Coproduction (en cours) : CN D Centre national de la danse (Pantin), Pôle Arts de la Scène – Friche la Belle de Mai (Marseille), Buda Kunstencentrum (Courtrai), Les Subs (Lyon)
Accueil en résidence : Montévidéo centre d’art (Marseille)

Avec le soutien de la Fondation des Artistes et de Mécènes du Sud
La scène Coeur avec les doigts est réalisée dans le cadre du projet La vie bonne porté par AWARE et le Centre National des Arts Plastiques

Jeanne Moynot est accompagnée par actoral, bureau d’accompagnement d’artistes

Le même jour (mercredi 29 juin)