Étape de création

Olivia Grandville
Danse / Création

Dans l’injonction de virilité qui est faite aux hommes depuis la nuit des temps, ne leur manque t-ils pas l’accès à certains droits féminins, à commencer par celui de pleurer?

Sur scène, sept interprètes, sept hommes s’interrogent sur leur rapport à la masculinité depuis des expériences géographiquement et culturellement éloignées. Quelque part entre la comédie musicale, le micro-trottoir, le stand-up et le rituel d’exorcisme, Débandade est une pièce d’hommes pensée par une femme, une pièce transgénérationnelle, une pièce qui parle au féminin depuis des points de vue et des ressentis masculins.

De formation classique, OLIVIA GRANDVILLE démissionne de l’Opéra de Paris pour intégrer la compagnie Bagouet en 1988. Depuis une vingtaine d’année elle développe ses propres projets, articulés pour beaucoup autour de la question du langage et du phrasé, qu’il soit musical, verbal ou chorégraphique.
En 2010, elle crée Une semaine d’art en Avignon avec Léone Nogarède et Catherine Legrand, dans le cadre des Sujets à Vif puis Le Cabaret discrépant, fruit d’un travail de recherche autour des partitions chorégraphiques lettristes, présenté au festival d’Avignon en 2011, et dont la diffusion se poursuit après une soixantaine de représentations.
Durant la saison 2013-2014, elle crée plusieurs formes solos à partir de matières textuelles ou filmiques : L’invité mystère ; Le Grand Jeu ; Toute ressemblance ou similitude. Elle renoue ensuite avec de plus grandes formes : Foules – création pour une centaine d’amateurs – est créée en 2015 et préfigure la pièce suivante, Combat de Carnaval et Carême pour 10 interprètes. Entre 2008 et 2017, Olivia Grandville participé également en tant qu’interprète avec Vincent Dupont (Incantus) et collabore régulièrement avec Boris Charmatz comme interprète (Flip Book, Levée des conflits) et à la mise en œuvre de projets comme Roman-photo et Levée des conflits à la Tate Modern et biennale de Venise…
Artiste associée au Lieu unique depuis 2017 et jusqu’en 2022, elle y crée A l’Ouest en mai 2018 à partir de son voyage de recherche au Canada et aux Etats-Unis sur les danses des Premières Nations. Dans les projets qui suivent s’affirme également la nature éclectique; expérimentale et réflexive de son travail ; c’est le cas dans Le Koréoké (karaoké chorégraphique ; 2018) et plus particulièrement dans Le Dance-Park (2019) : théâtre d’opération chorégraphique dans un espace conçu avec Yves Godin implanté au lieu unique pendant 4 mois, réitéré sous une nouvelle forme aux SUBS de Lyon : La forêt (mai à juillet 2020 / annulée en raison de la crise sanitaire).
Invitée par le Ballet de Lorraine elle crée Jour de Colère (2019) pour les 21 danseurs de l’ensemble ; elle mène dans le même temps une recherche sur les jeunesses et les utopies en écho aux 50 ans du festival Woodstock avec les étudiants de Montpellier, du CND et de la compagnie universitaire de Poitiers, avec laquelle elle crée Nous vaincrons les maléfices au festival A Corps. Elle travaille actuellement à sa nouvelle création La guerre des pauvres, à partir du roman d’Éric Vuillard, avec le comédien Laurent Poitrenaux et les musiciens Villeneuve et Morando présentée au festival Etrange Cargo de la Ménagerie de Verre (2021).

Conception et chorégraphie : Olivia Grandville
Interprètes : Habib Ben Tanfous, Jordan Deschamps, Enrique Martin Gìl, Ludovico Paladini, Matthieu Patarozzi, Matthieu Sinault et Eric Windmi Nebie ; Jonathan Kingsley Seilman.
Création sonore : Jonathan Kingsley Seilman
Création lumière : Yves Godin
Scénographie : Olivia Grandville et Yves Godin
Regards extérieurs : César Vayssié, Magali Caillet-Gajan
Production : La Spirale de Caroline
Partenaires confirmés : Le lieu unique | Libre usine (Nantes), Chorège – CDCN (Falaise), La Ménagerie de Verre (Paris), Les SUBS (Lyon), Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape, direction Yuval PICK, dans le cadre du dispositif Accueil-Studio ; de Charleroi danse, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; La Place de la danse, CDCN de Toulouse-Occitanie.
(Toujours en recherche de production) ; Les Quinconces – L’Espal, scène nationale du Mans.

Avec le soutien du CCN de Caen en Normandie – direction Alban Richard, du Sept-cent-quatre-vingt-trois, Nantes.