Dikie Istorii Company

¡No Pasarán!

Danse / Musique Live / Création

Ce spectacle est présenté dans le cadre du MOI de la danse

Pour cette création, la compagnie Dikie Istorii a été accueillie en résidence hors-les-murs dans des établissements spécialisés médico-sociaux de la Fondation OVE, ainsi qu’aux Subsistances en 2019.

Comment les corps réagissent quand ils se sentent oppressés ? Dans une société en crise, ¡No Pasarán! exprime l’élan vital et nécessaire de la contestation et de l’affirmation de soi. La question du soulèvement est au cœur de cette nouvelle création où les interprètes sont poussés à se surpasser sur le plateau. Les corps engagés démontrent la puissance de l’intégration à un collectif, à travers la manifestation, l’action du groupe. L’émeute se transforme alors en une danse organique parfois risquée. Animés par le désir de ne former qu’un souffle, les acteurs de la révolte se métamorphosent en une source d’énergie viscérale. Une tempête libertaire !

 

De quoi se compose l’émeute ? De rien et de tout. D’une électricité dégagée peu à peu, d’une flamme subitement jaillie, d’une force qui erre, d’un souffle qui passe. Ce souffle rencontre des têtes qui parlent, des cerveaux qui rêvent, des âmes qui souffrent, des pas­sions qui brûlent, des misères qui hurlent, et les em­porte.

Victor Hugo « De l’émeute à l’insurrection »

 

Plus d’information sur dikieistoriicompany.com

Chorégraphie : Vera Gorbatcheva et Tom Grand Mourcel
Interprètes-musiciens : Jazz Barbé, Vincent Guiot, Arnaud Bacharach, Jules Martin, Tom Grand Mourcel
Création sonore : Jazz Barbé et Vincent Guiot
Co-production : Création soutenue par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de l’aide au projet, Lauréat du dispositif Création en cours 2018 en partenariat avec Les Ateliers Médicis, Les Subsistances, Fondation OVE
Avec le soutien : Les Subsistances, Centre chorégraphique National de Rillieux-la-Pape Direction Yuval Pick pour le prêt de studio, Le Centre National de la Danse de Lyon

De quoi se compose l’émeute ? De rien et de tout. D’une électricité dégagée peu à peu, d’une flamme subitement jaillie, d’une force qui erre, d’un souffle qui passe. Ce souffle rencontre des têtes qui parlent, des cerveaux qui rêvent, des âmes qui souffrent, des passions qui brûlent, des misères qui hurlent, et les emporte.
Victor Hugo, De l’émeute à l’insurrection

 

À l’origine de ce projet, il y a la volonté de mettre en scène la notion de soulèvement. C’est après avoir vu l’exposition Soulèvements au Jeu de Paume en 2016 imaginée par le philosophe Georges Didi-Huberman que nous avons voulu aborder ce sujet. Une énergie viscérale et poétique se dégageait de l’exposition. Ce qui en ressortait n’était pas simplement un recensement de tous les soulèvements politiques que l’histoire ai pu connaître mais des corps expressifs et engagés. Nous avons été touchés par ces poings levés, ces corps surélevés, ces forces se soulevant pour une cause commune animée par le désir. Une force qui se diffuse et se répand autour de soi afin de ne former qu’un souffle commun.
Que se passe-t-il corporellement lorsque nous nous soulevons pour une cause qui nous est chère, au moment précis où nous nous engageons viscéralement pour nos désirs?
L’histoire nous a montré que quand se rencontrent les désirs de chacun, il y a parfois des énergies qui se soulèvent . Que ce soit personnel ou à plusieurs, nous avons pu constater la puissance que peut avoir un soulèvement à renverser un état, un pays, à abolir des lois, à dire non à tout ce qui va à l’encontre de nos désirs. C’est cette puissance et cette énergie viscérale parfois risquée, dans la violence ou le pacifisme que nous voulons retranscrire dans cette nouvelle création.

Dikie Istorii Company

C’est au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (CNSMDL) que Tom Grand Mourcel et Vera Gorbatcheva se rencontrent et créent Dikie Istorii Company.
Le processus de création de la compagnie repose sur la spontanéité de l’écriture et l’écoute de l’instinct des artistes. L’émotion est le ciment de cette compagnie, c’est elle qui nourrit en premier lieu la créativité des pièces. En quête d’intensité, les danseurs poussent la recherche des sensations physiques et psychiques à son paroxysme, jusqu’à sortir de leurs corps. Ils en font leur singularité dans un style hypnotique et un état de transe. En revanche les interprètes aiguisent une conscience accrue du mouvement et du monde extérieur, restant perpétuellement à l’écoute de ce qui les entoure, en interagissant avec les spectateurs et l’espace.
Leur première pièce Ascension Électrique voit le jour dans le cadre de cartes blanches du CNSMDL. La pièce est programmée entre 2014 et 2015 : aux Subsistances à Lyon (69) ; au Croiseur à Lyon, au festival Off du Toboggan à Décines (69), à la Maison de la Danse à Lyon et au théâtre Curci à Barletta (Italie). En 2015, les artistes de la compagnie présentent la pièce au Point Ephémère à Paris (75) dans le cadre du festival Les Petites formes D-Cousues, suite à une semaine de résidence.
En 2016, Tom Grand Mourcel en collaboration avec Chandra Grangean crée la pièce ILS, jouée au Musée des Beaux Arts de Lyon et au Théâtre Monfort à Paris. Une pièce in situ pensé pour l’extérieur et en interaction avec le public.
Actuellement, la compagnie développe son nouveau projet ¡No Pasarán! soutenu par le dispositif Création en cours, Les Subsistances et la Fondation OVE. Ce projet mêle création artistique et actions de médiation.

Vera Gorbatcheva, d’origine russe, est chorégraphe pour le projet ¡No Pasaràn!. Vera aborde le monde de l’art dans un intérêt pluridisciplinaire : musicienne, chanteuse, peintre, acrobate et comédienne. Elle se tourne rapidement vers la danse classique et la danse de caractère au sein de l’école de Nikolay Ogrizkov. Elle participe à différents événements tels que l’International Delphic Games, au tournage du film Square meter, IFMC et World Holocaust Forum. Vera ouvre sa perception de la danse et intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon où elle rencontre Tom Grand Mourcel. Aujourd’hui, elle travaille avec Harris Gkekas pour la reprise de rôle dans VWA et pour la nouvelle création Plateaux (2018) ; Hervé Robbe pour la pièce Memorie (ou l’oubli) et pour sa nouvelle création In Extenso, Danses en Nouvelles (première 2020) et pour finir Alexandre Rocolli pour la reprise de rôle dans Longing et Weaver Quintet (2017)

Tom Grand Mourcel, chorégraphe et interprète pour le projet ¡No Pasaràn! est issu de la culture hip hop tant sur le plan musical, chorégraphique que pictural (street art). À l’âge de 17 ans, il part à New York à la rencontre du monde underground et côtoie les innovateurs de la danse hip hop notamment le Rock Steady Crew. De retour en France, il intègre l’Académie Internationale de la Danse à Paris pour compléter son cursus interdisciplinaire. En 2012, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon en section contemporaine dans lequel il fera la rencontre d’Anne Martin, ancienne danseuse de l’illustre chorégraphe Pina Bausch ; Juliette Beauviche ; Michèle Noiret qui lui permettront de se nourrir de différentes qualités de mouvements. À travers des workshops et son goût pour le voyage, Tom fait la rencontre de nombreux chorégraphes tel que les Slovaks, Samuel Lefeuvre, David Zambrano, Fighting Monkey et Yoann Bourgeois. En 2016, il intègre la compagnie Ex Nihilo pour les pièces In Paradise et Paradise Is Not Enough. Il intègre aussi la compagnie Plan K pour une reprise de rôle dans Homo Furens, La Fabrique Fastidieuse pour le spectacle Vendredi et la compagnie la Vouivre pour la pièce Arcadie (première en 2020). En parallèle, il crée avec Vera Gorbatcheva la compagnie Dikie Istorii où ils abordent un travail corporel physique mélangeant la danse et la musique live.