Denis Mariotte

Commencer est toujours une façon d’en finir
Performance / Installation / Création

« Commencer est toujours une façon d’en finir. »

« Quand vous dîtes au début il y a, vous ne racontez pas l’origine. »

C’est avec ce genre d’énoncés que Denis Mariotte a mis en chantier ce nouveau projet que lui ont commandé les SUBS.
En ces temps d’incertitudes concernant les modalités de rassemblements publics pour assister à des spectacles, le musicien, performeur et plasticien lyonnais est l’homme de la situation. Depuis plusieurs années, il crée des installations et performances où rien n’est à voir et tout à expérimenter, en petits groupes de spectateurs.

Sa démarche artistique pourrait être qualifiée de “démonstrations poétiques de la mécanique quantique. Je travaille, explique-t-il, à la perception d’états cumulés, de notions telles que la présence et l’absence, l’expérience du vide, l’écoute de l’invisible, pour les mettre en jeu avec les potentialités du réel en écho avec le fictionnel”.

Son intervention aux SUBS prend la forme d’un parcours-surprises à travers plusieurs espaces du site avec des installations/dispositifs plastiques parfois fixes, parfois animées parfois sonores, parfois tout à la fois. Parmi cet ensemble, il se trouve une salle qui sera le théâtre d’une performance d’une courte durée jouée à heures fixes pendant trois semaines.

L’axe central de cette création tourne autour de la notion d’origine. L’origine au centre de tous les questionnements, individuels, sociétaux, environnementaux, scientifiques, phylosophiques. Qu’il s’agisse de l’origine culturelle, du mal, d’un projet, de l’univers, d’une catastrophe, d’une rencontre… C’est une question abyssale qui permet de faire des va-et-vient entre le Grand et le Petit, l’intime, le quotidien et l’abstraction, le concept. À travers un parcours dans différents espaces des Subsistances, le spectateur sera invité à suivre l’itinéraire d’un personnage, D, l’auteur et sa fiction. Sans narration chronologique, mais suivant le fil conducteur de cette question d’Origine ; le spectateur pourra alors se retrouver face à une installation plastique, sonore, performative, ou tout à la fois.

Musicien, performeur et plasticien, DENIS MARIOTTE a notamment collaboré, entre 1989 et 2013, à de nombreuses pièces de la chorégraphe Maguy Marin, dont il compose les créations sonores : musiques jouées sur scène, bandes électro-acoustique, pièces vocales, dispositifs sonores, films musicaux. Rapidement, il relie musique, mouvement et mise en scène pour ouvrir de nouvelles pistes de travail artistique. Parallèlement, il pratique l’improvisation musicale en duo avec Gilles Laval ou Michel Mandel, et collabore avec le compositeur Fred Frith pour deux pièces, Impur et Stick Figures. Depuis 2005, il réalise des pièces en solo (Prises/reprises en 2011, Hiatus en 2018…) ou duo, notamment avec Maguy Marin (Ca quand même, 2004), ou Renaud Golo (On pourrait croire à ce qu’on voit, 2005, titre générique incluant différents chapitres).

Conception, réalisation & exécution : Denis Mariotte
En collaboration avec Véronique Petit, Gérald Groult et Marcel Mariotte