Dans l’œil de la Tornade

série vidéo de Sophie Laly
Arts numériques

Une Tornade + une équipe artistique + une vidéaste : c’est l’équation de cette série de trois films commandés par les SUBS.

La réalisatrice et vidéaste Sophie Laly pose successivement son regard et sa caméra sur trois personnalités hors du commun qui confrontent leur pratique artistique à cette œuvre monumentale de papier installée sous la Verrière des Subsistances. Alexander Vantournhout, Rébecca Chaillon et Cassiel Gaube sont ainsi filmés dans l’œil de la Tornade avec des variations esthétiques et chromatiques qui donnent le ton de ce triptyque haut en couleur.

Premier épisode de la série avec le performeur Alexander Vantournhout qui a inauguré la Tornade fin avril, les deux autres vidéos seront diffusées début juin.

Sophie Laly, réalisatrice et artiste vidéaste née en 1973, vit et travaille à Paris.
Au cours de ses études à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Dijon la caméra devient très vite son outil. Elle filme dès lors des paysages, qu’elle présente souvent sous forme d’installation.
En 1998, deux rencontres vont bouleverser son travail artistique ; la danse contemporaine et les déserts ; en particulier le lac salé de Bonneville Salt Flats dans l’Utah, où elle ne se rendra qu’en 2012.
Mais c’est d’abord dans le domaine de la danse contemporaine que se développe son champ artistique. La transversalité qu’offre ce domaine artistique lui permet d’y voir un champ d’action possible. Elle ne s’éloigne plus de cet univers, et rencontre de plus près ses « acteurs » ; danseurs et chorégraphes, avec qui elle collabore en tant que vidéaste. Elle a notamment collaboré en tant que vidéaste avec Emmanuelle Huynh, Rachid Ouramdane, Richad Siegal et Latifa Laâbissi… En 2008, elle engage une collaboration régulière avec Christian Rizzo, l’assiste sur toutes ses pièces, et co-signe la pièce Néo-fiction en 2012, ainsi que D’après nature en 2018. En 2013, elle réalise le film-documentaire Des enfants d’après la pièce enfant de Boris Charmatz. En 2017, à l’invitation de Mickaël Phelippeau, elle réalise Taper dans la balle, un film pensé comme une extension à son spectacle Footballeuses
Parallèlement elle poursuit son travail de réalisatrice/plasticienne questionnant les notions de temps et d’espace-temps à travers le paysage.
Le lac salé découvert en premier lieu via une photographie, s’est transformé en une image tenace qui l’a obsédé durant plusieurs années. Une fois sur place, ce désert est apparu comme un paysage inenvisageable, infilmable, où tout était à inventer, à comprendre, y compris la présence d’un corps. Depuis son travail consiste à fabriquer un paysage plutôt qu’à le prélever (cf FADING#).
À ce jour son travail rassemble la danse et l’exploration de paysages, en particulier en collaborant avec Sylvain Prunenec autour du projet : 48ème parallèlechorégraphies pour longues distances, où pour la première fois le corps est envisagé à l’échelle du continent.
En 2004, son film N/EVER reçoit un prix au cours d’ « Entraînements » une compétition de films initiée par l’association EDNA et Siemens Art Program.
En 2007, nous ne sommes pas intègre la collection de la cinémathèque de la danse.
En 2008, PA reçoit le prix Nokia Paris-Rome, ainsi qu’une mention spéciale au festival LGBT Chéries-Chéris de 2012.
En 2013, elle réalise DES ENFANTS à partir du spectacle « enfant » de Boris Charmatz.
En 2017, Taper dans la balle, est un film pensé comme une extension au spectacle « Footballeuses »de Mickaël Phelippeau.
En 2021, BOUQUET FINAL est  un film onirique issu du solo « en son lieu » de Christian Rizzo pour Nicolas Fayol.
Depuis 2013, FADING #, une installation vidéo in situ qui met en scène l’apparition d’une maison, à l’échelle 1 dans un paysage, et ce à la tombée de la nuit. FADING #5 apparaîtra du 3 juillet au 27 septembre 2021, dans le cadre d’Annecy Paysages, et FADING #6 à Arles les 18 & 19 Juin  2021 dans le cadre de « Paysage en mouvement » Théâtre d’Arles.