Compagnie du Zerep

Purge, baby, purge alias On purge bébé de Georges Feydeau

Théâtre / Création

Grand retour du Zerep aux Subsistances. Sophie Perez et Xavier Boussiron font rendre gorge à Feydeau. « Derrière l’alibi scatologique bon-enfant et la radinerie psychologique qui gangrène l’esprit de famille, on sent que plane une noirceur diffuse. Au fond, ce n’est peut-être pas si drôle. » écrivent les deux compères à propos de On purge bébé. Avec leur clan d’acteurs aussi virtuoses que drôles, le Zerep donne un bon coup de plumeau au bourgeois Feydeau, lui donnant rendez-vous au carrefour du mauvais-goût érigé en principe et d’une œuvre trendy d’art contemporain.

Avec : Sophie Lenoir, Stéphane Roger, Gilles Gaston-Dreyfus, Marlène Saldana, Tom Pezier
Conception, scénographie : Sophie Perez et Xavier Boussiron
Textes : Georges Feydeau, complété par Sophie Perez et Xavier Boussiron
Musique : Xavier Boussiron
Régie générale : Léo Garnier
Création lumière : Fabrice Combier
Régie lumière : Gildas Roudaut
Son : Félix Perdreau
Régie plateau : Adrien Castillo
Réalisation décors : Les Ateliers Nanterre-Amandiers

Production (en cours) : La Compagnie du Zerep
Coproduction : Théâtre des Amandiers, Nanterre ; Les Nouvelles Subsistances, Lyon ; La Criée Théâtre national de Marseille ; Théâtre Saint-Gervais, Genève ; Espace Malraux, Chambéry ; Le Quai CDN Angers Pays de la Loire.

Action financée par la Région Ile-de-France.

 

La Compagnie du Zerep reçoit le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, Ministère de la Culture et de la Communication.

Sophie Perez fonde la Compagnie du Zerep en 1998. Elle se lance dans la mise en scène de spectacles où se chevauchent les styles, les genres entre danse, performance.
Les distributions successives rassemblent précisément des comédiens pleins de savoir-faire et de particularités, aux trajectoires éclatées et aux cursus improbables.
Aujourd’hui, le Zerep s’articule autour d’un cercle d’habitués permanents. D’une part, les comédiens Sophie Lenoir et Stéphane Roger, rejoints selon les projets par Gilles Gaston-Dreyfus, Françoise Klein, et Marlène Saldana.
D’autre part, des collaborateurs divers, Fabrice Combier (création lumière), Daniel Mestanza (réalisation d’objets), Corine Petitpierre (costumes).
Et aussi Xavier Boussiron, qui au début engagé en tant que musicien, co-signe avec Sophie Perez les pièces depuis la création de Le coup du cric andalou (2003).

Un père, fabricant de pots de chambre en porcelaine, cherche à faire fructifier sa petite entreprise. Sa femme se promène en négligé dans toute la maison son seau à la main — seau qui renferme ses humeurs de nuit à peine refroidies. Avec une perfidie exaspérante qui jamais ne fléchit, elle s’en prend sporadiquement à son mari ; le moindre prétexte lui donne l’occasion de faire la démonstration de son indiscutable raison. Mais la cause de ses emportements finit par remonter à la surface. L’angoisse est précise : le gosse a beau pousser tant qu’il peut, il garde tout. Rien ne sort. Donc, sa Mater Dolorosa est en pleine crise : elle a le blues de la constipation.
Un sortilège étrange semble s’être abattu sur les trois membres de cette famille. Leur existence plafonne au stade anal. Ce qui s’avère être plutôt légitime pour le petit garçon ; mais complètement incohérent de la part des parents. Tous trois s’expriment mal, dans une atmosphère psychique dont émane une exagération permanente. Comme par plaisir, les chapelets d’allusions, les procès personnels, les coups tordus, les injures et les engueulades refoulent, braillent et, définitivement, s’embourbent.