Yan Duyvendak

Du 9 au 12 juin 2020
Residence / Coproduction

Yan Duyvendak est accueilli en résidence aux Subs pour son projet Virus.

Le projet

Un jeu pour sauver l’humanité.
Un jeu où vous jouez nos vies.

Hollywood et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sont d’accord : l’humanité est menacée par des pandémies. Plus dangereuses que jamais, parce que nous sommes plus nombreux.ses, plus proches les un.e.s des autres et plus mobiles que jamais. Il suffira d’une mutation d’un virus animal au temps d’incubation long, au développement rapide et mortel pour l’humain pour que les conséquences soient pires que celles de la grippe espagnole ou de la peste.

Les scientifiques agissent. Ils.Elles font des simulations qu’ils.elles testent avec des personnes sur le terrain : ministères, responsables d’hôpitaux et des forces de l’ordre. Tou.te.s professionnel.le.s, mais tou.te.s ignorant.e.s quand il s’agit de traiter l’intraitable. Nous avons eu accès aux scénarii utilisés pour ces simulations. Nous avons pu les copier, et nous les adaptons et développons en un jeu de simulation, avec la collaboration de scientifiques de terrain et de développeurs.euses de jeu.

Vous avez les charges d’un.e ministre, d’un.e chef.fe de police, d’un.e directeur.trice d’hôpital, et avez un cabinet, des collaborateurs.trices et des flux de personnes à gérer. Vous recevez une charte avec vos impératifs professionnels. La situation de départ fait état d’une trentaine de malades qui apparaissent en un temps serré. Vous fermez les frontières ? Votre PIB chute. Vous ne les fermez pas ? De nouveaux cas sont recensés. Suivant les scenarii, à chaque décision que vous prenez, le nombre de malades et de mort.e.s augmente – ou pas. Peut-être que vous perdez la moitié de vos collaborateurs.trices, votre cabinet entier, ou que vous mourez vous-même et vous retrouvez hors jeu. Chemin faisant, vous apprenez les bases de la gestion de crise requises pour endiguer un fléau et les principes de survie d’une société – ou d’un groupe de joueurs.euses – au bord de l’explosion.

A la fin de la simulation, aurez-vous réussi à sauver votre peau ? Aurez-vous réussi à collaborer pour sauver l’humanité ?

Biographie

Né en Hollande, Yan Duyvendak vit à Genève. Formé à l’Ecole Supérieure d’Art Visuel de Genève, il pratique la performance depuis 1995. Il enchaîne les créations et les scènes : Festival for performing arts EXIT, Helsinki / Art Unlimited Basel / Museo Reina Sofia de Madrid / La Bâtie-festival de Genève / Biennale de Gangju / Image Forum, Tokyo / Ménagerie de verre, Paris / Vooruit, Gand / Festival d’Avignon, / Theaterspektakel, Zurich / Comédie de Genève / Festival TheaterFormen, Hannovre / CDN de Montreuil / Wiener Festwochen / Foreign Affairs, Berliner Festspielen et s’impose peu à peu comme une référence de la performance helvétique et européenne.

S’attachant en particulier à souligner combien les images télévisuelles et mentales, les codes sociaux et autres rituels de la société du spectacle épaississent aujourd’hui l’écran qui se dresse entre l’Homme et la réalité, il réaffirme tout au long de son travail une forme de dignité humaine mise à mal par la société de l’image. Ses créations Still in Paradise (2008, recréation 2016), co-signée avec Omar Ghayatt, Please, Continue (Hamlet) (2011), co-signée avec Roger Bernat, Sound of Music (2015) et ACTIONS (2017), co-signées avec Nicolas Cilins et Nataly Sugnaux, sont sans doute les plus politiques de toutes ses pièces.

Egalement plasticien, son travail vidéo est présent dans de nombreuses collections publiques et privées, allant du Musée des Beaux-Arts de Lyon au Museum der Moderne (MdM) de Salzburg. Il reçoit durant trois années consécutives le Swiss Art Award, (2002, 2003, 2004), est lauréat du Namics Kunstpreis für Neue Medien (2004) et du Network Kulturpreis (2006). Il bénéficie de plusieurs résidences, allant de la Cité des Arts à Paris, en passant par l’atelier Schönhauser à Berlin (fonds cantonal d’art contemporain, Genève) jusqu’au Swiss Artistic Studio au Caire de Pro Helvetia (2007, 2008, 2009). En 2010, il reçoit le prix le plus prestigieux d’art contemporain suisse, le prix Meret Oppenheim.

Distribution (en cours)

Concept : Yan Duyvendak
Conception du jeu : Antoine Bauza, Corentin Lebrat, Ludovic Maublanc, Théo Rivière / Kaedama
Conseil scientifique : Dr. Philippe Cano
MC : Delphine Abrecht, Jean-Daniel Piguet
Lumières : Vincent Millet
Documentation vidéo : David Daurier
Technique : Eric Mutel
Management : Marine Magnin, Alexandra Nivon
Développement international : Judith Martin / Ligne Directe
Production & communication : Charlotte Terrapon
Assistanat : Tomas Gonzalez, Pierre-Angelo Zavaglia