Les Demoiselles d’Afrique

Residence / Production déléguée

Dans le cadre de Si loin si proche, un jumelage artistique en mode SUBS

Les danseuses et chorégraphes Ange Aoussou-Dettmann, Agathe Djokam Tamo, Aicha Kaboré, Kadidja Tiementa, Carmelita Siwa et Germaine Sikota seront accueillies en septembre 2021 en résidence pour le projet Les Demoiselles d’Afrique.

Les SUBS accueillent et coordonnent Les Demoiselles d’Afrique avec Le CDC – La Termitière à Ouagadougou (Burkina Faso), dirigé par Salia Sanou.

Salia Sanou réunit sur un même plateau 5 formes courtes de 6 jeunes danseuses et chorégraphes africaines (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin et Cameroun) : Ange Aoussou-Dettmann, Agathe Djokam Tamo, Aicha Kaboré, Kadidja Tiementa, Germaine Sikota et Carmelita Siwa.

Leur travail en devenir offre un aperçu inédit de l’évolution récente de la danse contemporaine africaine. En s’émancipant du récit biographique, ces formes courtes interagissent entre elles pour donner naissance à une proposition plus globale où différentes postures féminines esquissent un passionnant parcours artistique. Les Demoiselles d’Afrique représentent à la fois le portrait de groupe d’une jeune génération prête à en découdre et un manifeste artistique sur la place des femmes en Afrique au XXIe siècle.

Chaque année, les Subs invitent un lieu de résidence et de création d’un autre pays pour mettre à l’honneur les artistes qui y travaillent. Le temps d’une semaine, les SUBS vivent à l’heure de leur hôte et de la ville de celui-ci. Il s’agit de faire découvrir une scène artistique inédite en France mais aussi de rendre sensible l’esprit et le génie d’un lieu, son art de vivre et de créer en s’intéressant également à ses musiques, sa gastronomie, son sens de la fête (ou pas). Cette semaine propose ainsi aux publics un programme de spectacles, de concerts, de projections, d’exposition, de rencontres et débats mais aussi d’ateliers de pratique amateur conçu avec l’équipe du lieu invité. Bref, un jumelage artistique en mode SUBS.

En 2006, les chorégraphes burkinabés Salia Sanou et Seydou Boro ont ouvert un Centre de développement chorégraphique (CDC) à Ouagadougou (Burkina Faso). Ils l’ont baptisé La Termitière. Un nom insolite pour désigner un lieu qui “comme une termitière grossit de l’intérieur, par un travail souterrain industrieux, pour développer en Afrique la danse contemporaine”. Dédié aux résidences de création, à la formation professionnelle, à la diffusion de spectacles et à l’organisation du festival “Dialogues de corps”, ce lieu pionnier en Afrique est aujourd’hui l’une des plateformes artistiques les plus dynamiques du continent.

L’Institut Français dans le cadre de la convention avec la Ville et la Métropole de Lyon, ONDA –Office National de Diffusion Artistique, Association Res Publica