René Alejandro Huari Mateus

Résidence
DU mardi 28 septembre au vendredi 8 octobre 2021

René Alejandro Huari Mateus est accueilli en résidence aux SUBS pour son projet Regenerating extinct landscapes

Il existe des minéraux de certaines parties du monde qui, au fil des siècles, se sont répandus pour entrer dans toutes les sphères de nos vies. Par exemple, il se peut que l’or dans nos bijoux ait été extrait des mines loin de notre rapport au corps, faisait partie d’une autre écologie, probablement plus durable. Imaginez si nous remettions tous ces minéraux à leur place dans leurs lieux d’origine, si l’une de ces X-WOMAN dans sa capacité régénératrice accomplirait cette tâche—à quoi ressemblerait le monde dans ses écologies les plus intimes ?

Certains paysages sont enregistrés mais constamment modifiés dans notre mémoire collective changeante : paysages de l’ancien temps s’estompé par l’expérience de la mémoire, paysages qui fanent dans l’obscurité de la pollution. La brume et la rosée du matin, l’odeur des montagnes, un ciel bleu éclatant sans soucis, des ruisseaux qui deviennent des fleuves se pressant d’arriver n’importe où, la neige en train de tomber pour quelqu’un et la grêle en train de tomber pour moi.

Ce que ces espaces vides entre les roches des Montagnes des Minérais disent à quelqu’un qui regarde une carte postale acheté dans la boutique de souvenirs du Bastei.

L’érosion par le passage de l’eau sur des millions d’années et comment la cartographier en lisant des taches de rousseurs.

Les mineurs et les empreintes de leurs mains sur ses dents.

Depuis qu’iel est arrivé en Allemagne il y a presque 18 ans, René a étudié et travaillé en tant que danseur, performeur et chorégraphe. Son identité est formée par le croisement de la discrimination à base de classe, de genre et d’origine prévalant dans des lieux de travail institutionnel dans lesquels ces disciplines artistiques se développent.

René ne cherche même pas à développer un récit critique des structures violentes, préférant s’efforcer à pratiquer et interroger des technologies qui cherchent une justice compréhensive entre les êtres humains et entre les humains et les non humains.

René comprend la tension productive entre chorégraphie et dance comme une force poétique qu’on peut adopter pour encourage des pratiques féministes queers* de coexistence entre des personnes qui se sont installés en Allemagne pour maintes raisons et des personnes qui y habitent depuis plus longtemps et la considèrent comme leur lieu d’origine ou Heimatland.