Marine Mane

Du 13 au 18 mai 2019
Résidence Labo NRV

Marine Mane est accueillie en résidence aux Subsistances pour son projet Laboratoire de traverse #11.

Le projet

Nous sommes au temps des digital natives : et s’il nous fallait encore penser les écrans ? Ceux qui nous entourent concrètement ou virtuellement mais aussi les symboliques. Qu’est-ce qui fait écran ? Qu’est ce qui se joue dans nos relations médiatisées ? Quelles frontières et quelles peaux ? Que devons-nous mettre en jeu et contourner pour laisser exister l’empathie ? Qui sommes-nous et quelles relations entretenons-nous quand se multiplient les profils, selfies ou avatar ? Quelles images manquantes, quelles intimités peuvent se révéler en se penchant sur l’écran/miroir, tout à la fois « surface de réflexion » et kaleïdoscope de la mémoire. A moins qu’il ne s’agisse d’un seuil à franchir pour se retrouver « dedans » et non plus « face » aux écrans.
À travers des propositions d’expérimentations basées sur les relations médiatisées, il sera question de jouer (avec) la distance dans le temps et l’espace. On testera quelques outils numériques surtout pour rechercher l’économie technologique au profit de la dépense inventive.

Appel à candidature

Clôture des candidatures : le 10 avril 2019
Merci aux aspirants laborantins* de bien vouloir envoyer quelques mots de candidature et un CV à l’adresse : eliseblache@free.fr

 

LES LABOS, MODE D’EMPLOI.

* Le Labo n’est pas un stage : un intervenant guide les participants en proposant des pistes et autres protocoles d’expérience, mais chacun est libre de suggérer des voies / voix qui lui sont propres, et fortement incité à faire valoir son point de vue ou ses questionnements. La richesse du labo nait de la multiplicité des points de vue. Chacun repart ensuite avec la liberté de s’approprier les matières explorées, pour les creuser dans le cadre de ses recherches personnelles.

* Pour ces raisons, le Labo n’est pas payant. Les participants ne sont pas payés non plus. Ils prennent en charge leur déplacement, leur logement, et leurs repas.

* Le Labo n’est pas une audition déguisée. Il peut générer des affinités électives, des rencontres fructueuses, des envies de collaboration, voire des projets à plusieurs. Mais la compagnie In Vitro n’est en aucun cas à la recherche d’une distribution.

* Le Labo n’est pas de la famille de l’action culturelle, ou de l’expérimentation collective soumise à présentation publique. L’idée est de défendre dans le domaine de la création artistique le principe de recherche fondamentale (à ne pas confondre avec la recherche appliquée). Le Labo est donc sans obligation de résultat (si ce n’est de participer à l’enrichissement de tous et de chacun). Le seul rendu sera matérialisé par une trace écrite (voire sonore, ou vidéo) prise en charge par Elise Blaché, en complicité avec tous les protagonistes du Labo.

Ce Labo #11 s’inscrit dans un cycle de laboratoires en réseau qui auront lieu entre 2019 et 2021 en Région Grand Est et Région Auvergne-Rhône-Alpes sur le thème Qu’est-ce qui fait écran ?

Intervenante : Annie Abrahams, artiste, performeuse
Dramaturges et coordinatrices : Marine Mane et Elise Blaché – Cie In Vitro Reims

Partenaires et Organisateurs :
Cie In Vitro à Reims, Boom’structur – recherche et accompagnement spectacle vivant à Clermont-Ferrand, Les Subsistances, Le Pacifique (CDCN) à Grenoble
Le BLIIIDA à Metz

Soutiens :
Région Grand Est, la Ville de Reims et la DRAC Grand Est, le CNAC Châlons en Champagne, DRAC Auvergne Rhône-Alpes

 

En savoir plus :

Laboratoires de traverse – Cie Invitro

 

Biographies

Devenue metteure en scène au tournant des années 2000, Marine Mane s’appuie sur un répertoire contemporain pour éprouver ce qui se joue entre les êtres et explorer les mécaniques qui nous construisent. Passionnée par les dessous de la langue, elle engage les corps dans la bataille, imaginant des dispositifs sensoriels et immersifs à l’aide d’équipes à géométrie variable. En 2011, elle présente ainsi Dans la solitude des champs de coton, de Bernard-Marie Koltès, dans une configuration quadrifrontale pour deux comédiens et deux musiciens. Animée par le désir de replacer la recherche au cœur de l’acte de création, Marine Mane impulse en 2012 les Laboratoires de Traverse, sessions d’expérimentation collective qui permettent à des artistes de toutes disciplines de se remettre en jeu sans se soumettre à de quelconques impératifs de production. A partir des enjeux mis en lumière sur les premiers laboratoires, elle lance sa compagnie dans un processus à long terme autour de la trace, de l’empreinte.

Creusant le sillon de ces précédentes mises en scènes, qui révélaient des corps blessés, malmenés, et/ou dépassés par le désir, elle cherche à ausculter les traces, intimes et politiques, que dessinent les parcours individuels et collectifs. Avec La tête des porcs contre l’enclos, création In Vitro prévue à l’horizon 2015, elle prend le chemin d’une écriture personnelle. Confiant sa voix à un circassien, un plasticien et un musicien, elle esquisse, par « calques », une cartographie corporelle et émotionnelle, visuelle et sonore. Sur les traces d’une jeune femme, égarée en territoire familial violent.