Marine Mane

Du 13 mai 2019 au 20 juin 2020
Résidence Labo NRV / Résidence de recherche

Marine Mane (Cie Invitro) est accueillie en résidence aux Subs pour la première étape du cycle des Laboratoires de Traverse : quatre laboratoires et deux tables-rondes en Région Grand Est et en Région Auvergne-Rhône Alpes.

Les labos, mode d'emploi

2019-2020 : 4 laboratoires de Traverse, 2 tables rondes, 2 régions

La Cie In Vitro met en place un cycle de quatre Laboratoires de Traverse et de deux tables rondes en Région Grand Est et en Région Auvergne-Rhône Alpes sur les années 2019-2020.
Le thème du Labo #11 : Qu’est-ce qui fait écran ? À travers ce cycle, il s’agira de travailler à décloisonner toujours plus les frontières, qu’elles soient artistiques ou territoriales, et de défendre la rencontre et la prise de risque des lieux et compagnies qui ont des démarches à la marge, où poussent, bien souvent, la résistance et la puissance de création.

Intervenante : Annie Abrahams, artiste, performeuse
Dramaturges et coordinatrices : Marine Mane et Elise Blaché – Cie In Vitro Reims

Partenaires et Organisateurs :
Cie In Vitro à Reims, Boom’structur – recherche et accompagnement spectacle vivant à Clermont-Ferrand, Les Subsistances, Le Pacifique (CDCN) à Grenoble
Le BLIIIDA à Metz

Soutiens :
Région Grand Est, la Ville de Reims et la DRAC Grand Est, le CNAC Châlons en Champagne, DRAC Auvergne Rhône-Alpes

Le projet

Nous sommes au temps des digital natives : et s’il nous fallait encore penser les écrans ? Ceux qui nous entourent concrètement ou virtuellement mais aussi les symboliques. Qu’est-ce qui fait écran ? Qu’est ce qui se joue dans nos relations médiatisées ? Quelles frontières et quelles peaux ? Que devons-nous mettre en jeu et contourner pour laisser exister l’empathie ? Qui sommes-nous et quelles relations entretenons-nous quand se multiplient les profils, selfies ou avatar ? Quelles images manquantes, quelles intimités peuvent se révéler en se penchant sur l’écran/miroir, tout à la fois « surface de réflexion » et kaleïdoscope de la mémoire. A moins qu’il ne s’agisse d’un seuil à franchir pour se retrouver « dedans » et non plus « face » aux écrans. À travers des propositions d’expérimentations basées sur les relations médiatisées, il sera question de jouer (avec) la distance dans le temps et l’espace. On testera quelques outils numériques surtout pour rechercher l’économie technologique au profit de la dépense inventive.

Biographie

Devenue metteure en scène au tournant des années 2000, Marine Mane s’appuie sur un répertoire contemporain pour éprouver ce qui se joue entre les êtres et explorer les mécaniques qui nous construisent. Passionnée par les dessous de la langue, elle engage les corps dans la bataille, imaginant des dispositifs sensoriels et immersifs à l’aide d’équipes à géométrie variable. En 2011, elle présente ainsi Dans la solitude des champs de coton, de Bernard-Marie Koltès, dans une configuration quadrifrontale pour deux comédiens et deux musiciens. Animée par le désir de replacer la recherche au cœur de l’acte de création, Marine Mane impulse en 2012 les Laboratoires de Traverse, sessions d’expérimentation collective qui permettent à des artistes de toutes disciplines de se remettre en jeu sans se soumettre à de quelconques impératifs de production. A partir des enjeux mis en lumière sur les premiers laboratoires, elle lance sa compagnie dans un processus à long terme autour de la trace, de l’empreinte.

Creusant le sillon de ces précédentes mises en scènes, qui révélaient des corps blessés, malmenés, et/ou dépassés par le désir, elle cherche à ausculter les traces, intimes et politiques, que dessinent les parcours individuels et collectifs. Avec La tête des porcs contre l’enclos, création In Vitro prévue à l’horizon 2015, elle prend le chemin d’une écriture personnelle. Confiant sa voix à un circassien, un plasticien et un musicien, elle esquisse, par « calques », une cartographie corporelle et émotionnelle, visuelle et sonore. Sur les traces d’une jeune femme, égarée en territoire familial violent.