Les Demoiselles d’Afrique

Du 21 septembre au 4 octobre 2020
Résidence / Production déléguée

Les Subs accueillent et coordonnent Les Demoiselles d’Afrique en partenariat avec Le CDC La Termitière à Ouagadougou (Burkina-Faso).

Ange Aoussou-Dettmann, Aicha Kaboré, Agathe Djokam Tamo, Kadija Tiementa et Carmelita Siwa, Germaine Sikota : six jeunes danseuses et chorégraphes réunies par Salia Sanou, chorégraphe et directeur du CDC La Termitière.

Le calendrier

21 au 30 septembre 2020 : résidence des Demoiselles d’Afrique aux Subs

1er au 4 octobre 2020 : représentations des Demoiselles d’Afrique dans le cadre de l’invitation n°1 : Le CDC La Termitière – Ouagadougou, Burkina Faso

5 octobre au 21 novembre 2020 : tournée des Demoiselles d’Afrique en France et en Europe (Théâtre National de Chaillot-Paris, le Lieu Unique – Nantes, Le Vivat d’Armantières…)

Le projet

Salia Sanou réunit sur un même plateau 5 formes courtes de 6 jeunes danseuses et chorégraphes africaines (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Togo et Cameroun) : Ange Aoussou-Dettmann, Agathe Djokam Tamo, Aicha Kaboré, Kadija Tiementa, Germaine Sikota et Carmelita Siwa.

Leur travail en devenir offre un aperçu inédit de l’évolution récente de la danse contemporaine africaine. En s’émancipant du récit biographique, ces formes courtes interagissent entre elles pour donner naissance à une proposition plus globale où différentes postures féminines esquissent un passionnant parcours artistique. Les Demoiselles d’Afrique représentent à la fois le portrait de groupe d’une jeune génération prête à en découdre et un manifeste artistique sur la place des femmes en Afrique au XXIe siècle.

Le contexte

Chaque année, les Subs invitent un lieu de résidence et de création d’un autre pays pour mettre à l’honneur les artistes qui y travaillent. Le temps d’une semaine, les Subs vivent à l’heure de leur hôte et de la ville de celui-ci. Il s’agit de faire découvrir une scène artistique inédite en France mais aussi de rendre sensible l’esprit et le génie d’un lieu, son art de vivre et de créer en s’intéressant également à ses musiques, sa gastronomie, son sens de la fête (ou pas). Cette semaine propose ainsi aux publics un programme de spectacles, de concerts, de projections, d’exposition, de rencontres et débats mais aussi d’ateliers de pratique amateur conçu avec l’équipe du lieu invité. Bref, un jumelage artistique en mode Subs.

La saison Africa 2020 offre une belle opportunité d’inaugurer cette nouvelle série de rendez-vous avec un lieu de résidence et de création d’un pays africain. En 2006, les chorégraphes burkinabés Salia Sanou et Seydou Boro ont ouvert un Centre de développement chorégraphique (CDC) à Ouagadougou (Burkina-Faso). Ils l’ont baptisé La Termitière. Un nom insolite pour désigner un lieu qui « comme une termitière grossit de l’intérieur, par un travail souterrain industrieux, pour développer en Afrique la danse contemporaine ». Dédié aux résidences de création, à la formation professionnelle, à la diffusion de spectacles et à l’organisation du festival « Dialogues de corps », ce lieu pionnier en Afrique est aujourd’hui l’une des plateformes artistiques les plus dynamiques du continent.