LaboMobile

Résidence de recherche
Du 8 au 13 février 2021

Les SUBS accueillent le LaboMobile – Se saisir du sensible, espace nomade d’expérimentation, pour une résidence de recherche.

Photo : LaboMobile #1 – Théâtre de l’Élysée, juin 2018

LaboMobile est un espace d’expérimentation nomade, une zone temporaire consacrée à la recherche et au croisement de différentes disciplines des arts dans des lieux dédiés à la création. Réunie autour d’un sujet commun, une équipe éphémère se met à l’œuvre pour explorer des approches, des théories et des dispositifs sans la contrainte d’une production. L’équipe qui s’y forme est un équilibre issu de toutes les pratiques qui collaborent aux arts vivants, plastiques, numériques et à la recherche… Techniciens ou artistes, concepteurs, créateurs ou chercheurs sont invités à joindre leurs approches dans une transversalité qui conduit chacun avec ses outils à rechercher ensemble.

Créé en 2018 par l’association l’instant Mobile, il a déjà eu lieu trois fois dans des lieux de création en région AURA et Parisienne. Les thématiques recherchées au cours de ces temps ont été : l’identité (LaboMobile 1 – Théâtre L’Elysée, Lyon 2018) ; Marcher en ville (LaboMobile 2 – Lavoir Publique, Lyon 2019) ; Savoir-faire (LaboMobile 3 – Le CUBE, Hérisson, Studio-Théâtre de Vitry, Vitry-sur-Seine 2019).

LaboMobile reçoit le soutien ou le conseil pour ses projets du TNG (Théâtre Nouvelle Génération, Lyon), de la compagnie La Belle Meunière (Hérisson, Allier), du Studio-Théâtre de Vitry, du Ministère de la Culture – DGCA.


LaboMobile – se saisir du sensible

LaboMobile – Se saisir du sensible est un temps de résidence transdisciplinaire qui ambitionne de mettre en recherche une équipe d’artistes, de technicien-ne-s et de chercheu-se-r-s de plusieurs disciplines scientifiques et artistiques.

Le sujet qui les réunit portera sur les outils et méthodes de captation et de traduction des expériences sensorielles. En parlant d’expérience sensorielle, nous entendons la manière avec laquelle nos sens interagissent avec les phénomènes qui nous entourent, tissant à partir de ces expériences ce que nous appelons notre vécu. Qu’il s’agisse du goût, de l’odorat, du toucher, de l’ouïe, de la vue ou de sens internes à notre corps, nous les conjuguons sans cesse dans une forme de synesthésie de notre rapport à notre environnement. Cette expérience sensorielle est ensuite réinterprétée selon le contexte et notre culture pour nous laisser une impression qui fait trace dans notre mémoire et forme ce que l’anthropologue David Le Breton appel un « feuilletage de réels » (David Le Breton, 2015). Mais comment saisir cette part sensible ? Et comment déplier le feuilletage pour soudain soulever l’attention sur un sens, un réel ?

Créé en 2012 par Magali Berruet, Arnaud Chevalier et Stéphanie Soeur, l’instant mobile est une association dont l’axe de recherche principal se situe dans une expression singulière de la relation à l’environnement, qu’il soit poétique, social ou politique. Les créations qui s’y produisent sont le fruit d’une recherche d’articulation entre individu et collectif, entre mots et actes, entre esthétique et sensations. Elles empruntent de manière transversale les moyens de la performance, du théâtre, de la musique et de la vidéo pour donner forme à ces idées.

Arnaud Chevalier, L’instant Mobile, organisation des LaboMobiles, coordination artistique, Scénographe, artiste numérique, éclairagiste et performeur

Jérôme Villeneuve, GIPSA LAB (laboratoire de recherche Images, Parole et Signal UGA-Grenoble) coordination scientifique et accompagnement technique, Ingénieur de recherche en Arts numériques, Sciences de l’ingénieur

James Léonard, GIPSA LAB, coordination scientifique et accompagnement technique, Ingénieur de recherche Informatique d’instrumentation et en Arts numériques, Sciences de l’ingénieur

Mireille Losco-Lena, Laboratoire Passages XX–XXI (laboratoire littérature, arts du spectacle et cinéma UDL Lyon 2), Conseil sur la recherche en art, Professeure des universités à l’ENSATT

Lionel Palun, 720 Digital, Conseil sur la recherche en art, Electrovidéaste et metteur en scène

Hugo Montero, LAET (laboratoire aménagement économie et transports UDL), Participation et co-organisation, Artiste vidéaste et Étudiant en doctorat d’anthropologie à l’ENTPE, Art vidéo et anthropologie

Thomas Bonnenfant, CRESSON AAU (laboratoire Ambiances Architectures Urbainités UGA-Grenoble), Conseil et accompagnement technique et scientifique, Ingénieur de recherche et architecte