François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant

Du 5 au 8 novembre 2018
Résidence / Coproduction

François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant sont accueillis en résidence aux Subsistances pour leur projet Symphonia harmoniæ cælestium revelationum.

Le projet

Marie-Pierre Brébant et François Chaignaud formule le rêve de jouer un jour en direct l’intégrale de l’œuvre musicale de Hildegard Von Bingen (1098-1179). Les envolées visionnaires, aériennes et méditatives des 69 mélodies qu’elle a composées dans un style grégorien très personnel apparaissent autant comme l’écho familier et oublié de ce qui fonde la musique et l’esprit de nos sociétés européennes, que comme une anomalie, une exception ou un exploit. Parce qu’elle est une femme, parce qu’elle utilise ce langage musical à la fois archaïque et libre et qu’elle met ses visions au service d’un rapport brûlant et charnel au divin.

Sculpture visionnaire, danse et concert à la fois, cette performance s’appuie sur la mémoire d’un répertoire, d’une histoire et de manuscrits qui illuminent notre présent, et qu’il est urgent de ne pas laisser aux fanatiques, aux nostalgiques ou aux spécialistes. La version complète de ce spectacle est prévue pour 2019.

Parcours

Né à Rennes, François Chaignaud étudie la danse depuis l’âge de 6 ans. Il est diplômé en 2003 du Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris et collabore ensuite auprès de plusieurs chorégraphes, notamment Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh, Alain Buffard et Gilles Jobin. Depuis He’s One that Goes to Sea for Nothing but to Make him sick (2004) jusqu’à Думи мої (2013), il crée des performances dans lesquelles s’articulent danses et chants, dans les lieux les plus divers à la croisée de différentes inspirations. S’y dessinent la possibilité d’un corps tendu entre l’exigence sensuelle du mouvement et la puissance d’évocation du chant, et la convergence de références historiques hétérogènes – de la littérature érotique (Aussi Bien Que Ton Cœur Ouvre Moi Les Genoux, 2008) aux arts sacrés. Ses terrains de recherche s’étendent des précurseurs de la modernité chorégraphique du début du XXème siècle (François Malkovsky, Isadora Duncan) aux avant-gardes actuelles, et des techniques et symboliques du ballet classique aux danses urbaines et non scéniques. Également historien, il a publié aux PUR L’Affaire Berger-Levrault : le féminisme à l’épreuve (1898-1905). Cette curiosité historique le conduit à initier des collaborations diverses, notamment avec la légendaire drag queen Rumi Missabu des Cockettes, le cabarettiste Jérôme Marin (Sous l’ombrelle, en 2011, qui ravive des mélodies oubliées du début du XXème siècle), l’artiste Marie Caroline Hominal (Duchesses, 2009), les couturiers Romain Brau et Charlie Le Mindu, le plasticien Théo Mercier (Radio Vinci Park, 2016), le musicien Nosfell (Icônes, 2016), le photographe Donatien Veismann ou encore le vidéaste César Vayssié. En 2017 il collabore à de nombreux projets, notamment avec l’artiste Brice Dellsperger pour Body Double 35, ou la réouverture du cabaret Madame Arthur. À l’occasion de La Bâtie – Festival de Genève 2017 François Chaignaud crée en collaboration avec l’artiste Nino Laisné Romances inciertos, un autre Orlando, spectacle réunissant quatre instrumentistes autour des motifs de l’ambiguïté de genre dans le répertoire chorégraphique et vocal ibérique. Il poursuit actuellement une recherche sur le chant chrétien antique, plus particulièrement autour du répertoire d’Hildegarde de Bingen en collaboration avec Marie-Pierre Brébant. Il créera également en mai 2018 une pièce pour le Ballet Carte Blanche (Norvège) en collaboration avec le couturier Romain Brau.

Musicienne de formation classique, Marie-Pierre Brébant est une claveciniste iconoclaste, mettant les répertoires baroques ou contemporains à l’épreuve du corps et de la scène. Collaborant depuis 2004 avec le metteur en scène Xavier Boussiron, elle a présenté Harpsichord Parade, reprise des Doors pour voix et clavecin, ou encore Microkosmos de Bartók pour clavecin et guitare électrique.

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