Agata Siniarska

Du 28 septembre au 8 octobre 2021

Agata Siniarska est accueillie en résidence aux SUBS

Dans le projet proposé, j’aimerais explorer le temps et l’atmosphère en tant que matière artistique, créant de nouvelles coalitions d’engagement collective avec la crise climatique.

Mon intention en se focalisant sur le temps du point de vue du changement climatique est de placer la Terre comme un « objet médico-légal » et d’enquêter sur son avenir en déployant la stratégie de ce qu’on appelle la médecine légale prédictive. Il ne s’agit pourtant pas de simplement traduire des outils de travail de la médecine légale environnementale. Je tenterai plutôt d’approprier sa connaissance afin de constituer une archive mobile/émouvante du changement climatique. Je voudrais proposer des outils chorégraphiques dans la pratique d’enquête pour reformuler les relations entre les différents ordres de savoir et de produire de la connaissance et des preuves.

Dans ce temps de crise climatique, ce projet sert d’arbitre entre des modes scientifiques de savoir et la connaissance expérientielle du temps, examinant des angoisses collectives et soulevant des questions écologiques urgentes, oscillant entre la « vision des systèmes de vue d’ensemble » et une vision ancrée dans la terre.

Agata Siniarska travaille dans le domaine de la chorégraphie élargie. Elle situe sa pratique entre comment nous pensons le monde et comment nous bougeons dans ce monde. C’est un lieu ou les somatiques et la politique se croise—où la perception du corps rencontre l’engagement sociale—entre des paysages somatiques et environnementaux, entre des corps humains et non humains.

La recherche actuelle d’Agata est dédiée aux archives multi-espèces dans le temps de l’extinction.