Les Subsistances, laboratoire de création artistique, spectacle et théatre à Lyon
Saison 2007/2008

Faire de nos singularités un atout à partager


Les Subsistances mènent une réflexion depuis plusieurs saisons sur les irrégularités du corps et du langage.

Début 2007, Éric Massé et la Cie des Lumas étaient en résidence aux Subsistances pour démarrer une trilogie autour de l’enfermement mental. Pendant trois mois ils ont travaillé en atelier théâtre avec des personnes en souffrance psychique du CATTP / Maison de Tassin. A partir d’un travail sur le clown et le rire, Éric Massé, avec l’équipe soignante et les participants, a pu explorer les notions de trouble, de dérapage ou d’altérations de la langue. Fort des relations qui se sont nouées pendant cette saison, ce partenariat va se poursuivre l’an prochain avec un suivi du travail de création des Lumas une fois par mois et probablement un nouvel atelier sur une autre thématique.

Ouvrir les processus de création à tous, c’est aussi amener une pratique artistique de qualité auprès de publics qui en sont éloignés. Chez les personnes psychotiques où le processus de l'imaginaire et la symbolisation sont mis à mal, où la projection dans le futur est absente, le théâtre et le jeu sont un moyen de “destigmatisation”. En étant partie prenante de ce nouveau cycle de recherche de la Cie des Lumas, les participants de l’atelier théâtre du CATTP ont véritablement fait de leurs singularités un atout à partager.

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PAROLES DE…
“On m’a toujours dit “Rire 1/4 d’heure par jour, c’est manger un beefsteak”. Les vaches me regardaient avec leurs gros yeux comme pour me dire : “Merci Monique, tu nous sauves la vie”. Et bien maintenant je l’ai retrouvé ce rire, grâce à la troupe”. Monique.

PAROLES DE…
“J’avais peur, comme les participants, et puis la rencontre a eu lieu, grâce au plateau, à la ténacité de chacun à faire sien ce projet, aux risques et aux fous rires que nous avons pris. Ce qui m’a captivé c’est leur présence. Une présence de l’instant qui rend chaque mot, chaque geste juste, c’est-à-dire terriblement sensible : humain... Cet endroit qu’un artiste recherche chaque jour et qui est parfois l'essence de son travail !”
Éric Massé, à propos du projet avec le CATTP de Tassin.