Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Archives - Saison 2012 - 2013

Collectif Sounds of Ben

Collectif d’artistes autour de Ben Johnston

Du 28 au 31 mars 2013

Création  Danse / Musique / Théâtre

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Présentation

SOIRÉE PARTAGÉE

Intenses, singulières : deux créations pour découvrir l’œuvre d’un compositeur américain à la musique ultrasensible. Des musiciens sur le plateau pour faire entendre en France deux partitions de musique contemporaine.

NED ROTHENBERG & WALLY CARDONA
Ponder Nothing earthly minded / Danse-musique
Ce solo pour clarinette a une tonalité grave et profonde. Les newyorkais Wally Cardona, chorégraphe et Ned Rothenberg musicien, sondent son âme et son inoubliable présence.

+

JEAN LACORNERIE
Calamity Jane , Lettres à sa fille / Théâtre-musique
La Calamity Jane de Ben Johnston est une mère autant qu’une voix. Sa pièce musicale pour soprano, violon, synthétiseur et percussions, mise en scène par Jean Lacornerie donne voix à la figure mythique et tendre de la terreur du Far-West.

Le compositeur

Ben Johnston

Ben Johnston a enseigné la composition et la théorie de la musique à l’université d’Illinois à Urbana-Champaign de 1951 à 1986 avant de prendre sa retraite En Caroline du nord. Il a été au contact de figures de l’avant-garde telles que John Cage, La Monte Young et Iannis Xenakis. Ben Johnston a commencé par la composition traditionnelle avant de travailler avec Harry Partch à la construction d’instruments, à l’utilisation de ceux-ci sur scène et en studio. En 1952 Johnston rencontra John Cage qui l’invita a se rendre à New York pour étudier auprès de lui durant l’été. Bien qu’il ne pensait pas être prêt pour de telles études, il se rendit à New York plusieurs semaines, durant lesquelles il assista avec Earle Brown, à la production de la pièce de John Cage pour cassette Huit pistes, Williams Mix. Cage l’encouragea à suivre son envie d’utiliser des instruments traditionnels au lieu d’instruments électroniques qui à l’époque n’étaient pas fiables. Il travailla pendant 10 ans à intégrer la microtonalité dans les instruments traditionnels et dans le langage de composition. Ce travail a connu plusieurs étapes mais depuis 1960 Johnston a stabilisé sa notation microtonale basée sur des intervalles rationnels d’intonation juste, ce que Gann (1995, 1) décrit comme le serment d’une vie à la microtonalité. Johnston a aussi travaillé avec Burill Philips et Robert Palmer.

Ponder Nothing…

Propos

Ce solo pour clarinette est d’une tonalité grave et profonde. Wally Cardona, chorégraphe, lui donne corps et mouvement. Avec Ned Rothenberg, musicien hors norme, il nous donne à voir à la fois l’extrême sensibilité de la musique de Ben Jonhston et son incroyable rythmique de composition. Les deux artistes newyorkais ont travaillé en grande complicité pour nous faire voir et sentir les mille et une facettes de cette partition écrite comme dans un souffle.

Écouter la partition Ponder Nothing

Distribution

Musique : Ben Johnston
Interprétation :
Ned Rothenberg & Wally Cardona

Coproduction et résidence : Les Subsistances / Lyon

Biographies

Ned Rothenberg (Saxophone alto, clarinette, clarinette basse, flûte basse, shakuhachi*) : Compositeur et interprète new-yorkais, au talent incroyable d’improvisateur, Ned Rothenberg a ouvert de nouvelles voies dans l’exploration des instruments à vent (saxophone alto, clarinette, clarinette basse et shakuhachi – une flûte droite japonaise en bambou). Il est diplômé d’Oberlin Conservatory et de la Berklee School of Music. Salué pour son travail solo et d’ensemble, il s’est produit pendant les 30 dernières années en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Asie. Sa discographie comporte plus de vingt disques (dont Live at Roulette avec Evan Parker, Are You Be et The Fell Clutch, sur son propre label Animul). Parallèlement, il transmet ses techniques et savoir faire lors de masterclass et résidences en Amérique du Nord, Europe et Australie.

Wally Cardona, chorégraphe américain. Parmi ses oeuvres récentes : The set up (2012-2015), une série de huit œuvres pour huit maîtres internationaux de danse, qui montrent la superficialité et la profondeur inhérente à l’assomption de « l’universalité » de la danse ; TOOL IS LOOT (2011), résulte de jeux esthétiques et de désorientation, en collaboration avec la chorégraphe Jennifer Lacey et le compositeur Jonathan Bepler ; Interventions 1-7 (2010-11), une série de sept œuvres pour lesquelles Wally Cardona s’est volontairement soumis aux suggestions et aux opinions de participants extérieurs, parmi lesquels un sommelier, un astrophysicien, un architecte et un activiste ; Movements within Stream (2010), un micro mythe en extérieur ; Really Real (2009), une « piece populaire» pour 100 individus, parmi lesquels le Brooklyn Youth Chorus ; Revival (2009), interprété par 30 danseurs dans les balcons abandonnés de l’ancien Metropolitan Opera House de Philadelphie ; et Light Conversation (2008), un dialogue physique entre esthétique, éthique, amour, engagement et sacrifice, avec le chorégraphe Britannico-Helvétique Rahel Vonmoos. Ses prix : Un Bessie Award, Une bourse du Guggenheim, une bourse du NYFA, une bourse du Asian Cultural Council. En 2012, Wally Cardona a été un des 12 américains sélectionnés pour recevoir un prix inaugural d’artiste de performance « Doris Duke ».

Calamity Jane…

Propos

Que trouve-ton dans les lettres de Calamity Jane à sa fille ? Une enfant confiée à une famille d’accueil et élevée en Angleterre. Des lettres courtes, maladroites. Des bribes de récits. Des confidences. Une tentative de paraître respectable aux yeux d’un enfant qu’on ne connaît pas. Des recettes de cuisine. Des bouts de témoignage historique. Des bouts de mythe de l’Ouest américain. Ben Johnston invente un phrasé musical au plus près de la langue parlée, au plus près du souffle de la mère qui se confie. Le lyrisme surgit quand vient la révolte, les aigus claquent quand vient le défi. Un violon aux allures folk, un piano de vieux saloon, une batterie rock. Le compositeur invente une nouvelle gamme (en quarts de ton) qui donne la traduction musicale exacte du temps qui nous sépare de l’épopée du grand Ouest, une tonalité sépia comme les photos un peu flou qui nous reste de Martha Canary (le vrai nom de Calamity). Un langage tout à la fois contemporain et nostalgique. Je n’en connais pas d’équivalent dans les œuvres d’aujourd’hui. Jean Lacornerie

Distribution

Musique : Ben Johnston
Musiciens : Tina May soprano, Jamal Moqadem clavier et direction musicale
Amarillys Billet violon, Attilio Terlizzi percussion
Costume : Robin Chemin
Lumière et son : Emmanuel Sauldubois
Mise en scène : Jean Lacornerie
Production : Les Subsistances, Lyon

Biographie

Jean Lacornerie a été l’assistant de Jacques Lassalle au Théâtre National de Strasbourg. En septembre 1990, ce dernier le nomme, à 27 ans, secrétaire général de la Comédie-Française. Il y mène à bien l’ouverture du Théâtre du Vieux Colombier où il met en scène, une année plus tard, La Glycine de Serge Rezvani (1993). Il fonde la compagnie Ecuador à Lyon en 1992, et explore en compagnie de Bernard Yannotta les formes du théâtre musical avec notamment L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau de Michael Nyman, Trouble in Tahiti de Leonard Bernstein et Mahagony et Happy End de Kurt Weill et Bertolt Brecht. À partir de 2002, il dirige le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Avec l’Opéra national de Lyon, il explore le répertoire américain du XXe siècle et met notamment en scène Of Thee I Sing de George Gerschwin, One Touch Of Venus et Lady In The Dark de Kurt Weill, nominé aux Molières 2009, ainsi que The Tender Land d’Aaron Copland. Dans un autre registre, il met en scène Mozart et Salieri de Rimsky-Korsakov. En 2010, il est nommé à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse pour y mener un projet au croisement du théâtre et de la musique, de l’opéra de chambre à la comédie musicale. Il y présente notamment avec les Percussions Claviers de Lyon, Étienne Guiol et les solistes de Lyon Bernard Tétu, une version concert de West Side Story de Bernstein en décembre 2011.
En mai 2012, il met en scène Mesdames de la Halle, opérette en un acte de Jacques Offenbach, avec Jean-Paul Fouchécourt et le Studio de l’Opéra de Lyon.

Photos

Ponder Nothing earthly minded

Calamity Jane , Lettres à sa fille


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Tarifs

7€ (tarif unique) / 5€ (Carte Subs)

Dates & horaires

jeu 28 mars 2013 / 19:45

ven 29 mars 2013 / 20:45

sam 30 mars 2013 / 20:00

dim 31 mars 2013 / 18:15

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