Saison 2016 - 2017
Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Saison 2016 - 2017
Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Pr Programmation

Jean-Michel Rabeux

Aglaé

Jeudi 30, vendredi 31 mars et samedi 1er avril 2017

Théâtre

Présentation

Aglaé se raconte, évoque ses soixante ans de métier. Une vie de tapin entre Le Bois, La Madeleine, l’avenue Foch. Puis les rues de Marseille, un rez-de-chaussée où elle reçoit encore, à soixante-dix ans. Une vie de catin, libre et fière de l’être. Une vie heureuse malgré… parce qu’elle déballe tout Aglaé, les parties spéciales, les flics et l’enfance de l’art. Écrit par Michel Rabeux à partir d’entretiens bien réels avec une belle-de-nuit entrée dans l’hiver, ce spectacle est un hymne vivifiant à la liberté d’être, à la morale intègre d’une scandaleuse. Jouée royalement par Claude Degliame, Aglaé gagne avec chien ses lettres de noblesse théâtrales.

Distribution

Texte et Mise en scène : Jean-Michel Rabeux, d’après les mots d’Aglaé
Interprétation : Claude Degliame
Scénographie : Jean-Michel Rabeux, Jean-Claude Fonkenel
Assistanat à la mise en scène : Vincent Brunol
Lumières : Jean-Claude Fonkenel
Régie générale : Denis Arlot
Production déléguée : La Compagnie
Coproduction : La Compagnie, Théâtre des Îlets – Centre dramatique national / Montluçon – Région Auvergne – Rhône-Alpes, La Comédie de Caen – Centre dramatique national / Normandie, Le Bateau Feu – Scène nationale / Dunkerque, Théâtre des Salins / Martigues, avec le soutien du Fonds SACD Théâtre.
La Compagnie est subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Île-de-France et soutenue par la région Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle. Spectacle créé le 29 novembre 2016 au Théâtre des Îlets – Centre dramatique national / Montluçon – Région Auvergne – Rhône-Alpes.

Parcours

Jean-Michel Rabeux.
« À l’origine, je viens de la philosophie, j’ai une licence de philo. Les raisons qui m’ont poussé vers la philosophie sont les mêmes que celles qui m’ont poussé à faire du théâtre : dire non à un état des choses. Mon théâtre, ainsi que le théâtre que j’aime, disent souvent non. Bon, c’est juste dit vite, comme ça. Toutes mes créations, et j’y inclus le montage des textes classiques, toutes sont une recherche en moi pour trouver l’autre, le spectateur, le concitoyen, mon frère, mon ennemi. L’utopie : aller chercher en lui des secrets qui le stupéfient, le mettent en doute sur lui-même et le monde, le rendent plus tolérant, plus amoureux des autres, plus intransigeant contre les Pouvoirs. Bon. C’est dit vite.

Mon parcours théâtral, comme on dit, peut se lire de plusieurs façons, l’une d’elles est la volonté de m’associer à des théâtres, sur une longue durée, pour pouvoir acquérir cette liberté de proposer des formes nouvelles devant des publics les plus nombreux et les plus divers possible. J’ai été successivement associé à la Scène nationale des Gémeaux, à Sceaux, puis à celle de Cergy-Pontoise, à celle de Villeneuve d’Ascq, dans la banlieue de Lille, et enfin à la MC93, à Bobigny. La complicité avec ces maisons a été très riche et m’a beaucoup appris sur l’articulation entre création et publics. Ce n’est pas totalement un hasard si toutes ces maisons se trouvent en banlieue. Je suis banlieusard, j’aime la banlieue parce qu’elle offre un espace humain où le théâtre me paraît pouvoir servir concrètement à quelque chose, de l’ordre de la réconciliation. Faire battre du sang dans ce tissu urbain, voilà un but !

J’ai une autre très grande et très ancienne complicité avec le Théâtre de la Bastille, dont j’ai d’ailleurs été conseiller artistique pendant deux saisons, et où j’ai joué beaucoup de mes spectacles. Depuis près de quarante ans que je suis metteur en scène et auteur – ma première mise en scène date de Juin 1976 – jamais l’envie de diriger un théâtre ne m’est venue. Je suis plutôt nomade de tempérament. Je n’ai jamais voulu être encombré par la fonction directoriale au détriment de mon travail artistique. Par contre, disposer d’un lieu de travail fait partie de mes projets pour les quarante prochaines années.» Jean-Michel Rabeux.

Claude Degliame a collaboré avec plusieurs metteurs en scène, notamment Claude Régy dans Les gens déraisonnables sont en voie de disparition et Par les villages de Peter Handke, La Trilogie du revoir et Grand et petit de Botho Strauss, Elle est là de Nathalie Sarraute. Elle collabore avec Jean-Michel Ribes avec une première association en 1974 dans L’Odyssée pour une tasse de thé présenté au Théâtre de la Ville. Suivront On loge la nuit, café à l’eau présenté dans le cadre du 12ème festival du Marais en 1975, puis dans Omphalos Hôtel, textes et mises en scène Jean-Michel Ribes. Elle a aussi travaillé avec Bruno Bayen dans Les Fiancées de la Banlieue ouest et Faut-il choisir ? Faut-il rêver ?, textes de Bruno Bayen ; avec Jacques Lassalle dans L’Heureux Stratagème de Marivaux, Emilia Galotti de Lessing, Le Misanthrope de Molière ; avec Antoine Vitez dans L’Échange de Paul Claudel ; avec Philippe Adrien dans Les Bacchantes ; avec Olivier Py dans L’Apocalypse joyeuse ; avec Jean-Michel Rabeux dans La Fausse Suivante de Marivaux, Ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers et foutu aux chiottes de Jean Genet, Phèdre de Jean Racine, L’Amie de leurs femmes de Pirandello, L’Homosexuel ou la Difficulté de s’exprimer et Les Quatre Jumelles de Copi, Onanisme avec troubles nerveux chez deux petites filles d’après le Dr Zambacco, Feu l’Amour ! d’après trois pièces de Georges Feydeau, Le Songe d’une nuit d’été et La Nuit des rois d’après Shakespeare, Emmène-moi au bout du monde…! d’après Blaise Cendrars, et également dans L’ Éloge de la pornographie; Légèrement sanglant; Les Charmilles; Nous nous aimons tellement; Déshabillages (Comédie mortelle) et Le Cauchemar d’après des textes de Jean-Michel Rabeux. Sa collaboration avec Jean-Michel Rabeux se poursuit en 2014 dans une mise en scène de Au Bord de Claudine Galea. En 2011, elle est interprète dans Dark Spring mis en scène par Bruno Geslin d’après Unica Zürn (Théâtre Paris-Villette). Elle a par ailleurs mis en scène et joué Phèdre de Jean Racine en 1989 au Théâtre de la Bastille, au Théâtre Vidy-Lausanne et à La rose des vents. Elle travaille actuellement sur Genèse 2 d’Ivan Viripaev dans une mise en scène de Thomas Gonzalez et Yann Métivier, création prévue en mars 2018 à la Comédie de Saint-Étienne.

Extrait

« Mon dieu, ce qu’on peut devenir laide ! J’ai maigri ces derniers temps, ça embellit un peu à mon âge de maigrir, non ? Vous me donnez quel âge ? Tout le monde se goure. Et ils se gourent pas de trois ans, non, non, des fois c’est même vingt. Ça me flatte, même si c’est pour être gentil. Ça me plaît de plaire, pas de les faire bander, ça c’est facile. De plaire encore à mon âge.

J’ai beau être une pute, je suis rien qu’une femme.

J’ai beau être une femme je ne suis rien qu’une pute… pute, pute, pute. »

Vidéo

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Tarifs

10 € / 12 € / 14 €

Dates & horaires

jeu 30 mars 2017 / 20:45

ven 31 mars 2017 / 21:00

sam 1 avril 2017 / 21:15

Durée

1h

Dans le cadre du festival