Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Archives - Saison 2014 - 2015

Maud Le Pladec & Okwui Okpokwasili

Hunted

Du 27 au 31 janvier

Création  Danse / Musique

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Présentation

Passionnée de musique contemporaine Maud Le Pladec est invitée pour la troisième fois au festival Aire de jeu. Elle a demandé à Okwui Okpokwasili, remarquable performeuse américaine d’origine nigériane, de chorégraphier à ses côtés. Ensemble elles coécrivent Hunted : “une incantation ou un rituel performatif où la question de l’adresse, de la fiction et de la mémoire sont en jeu. La musique n’est plus ici ni support, ni sujet-objet de la recherche mais un partenaire avec lequel Okwui converse” pour transformer la chasse en “danse : entre la faim et la satiété, entre la peur et la ruse, entre la soumission et la résistance”.
Les deux artistes ont choisi Black Birds de Kalevi Aho comme fil rouge de Hunted, une musique pour accordéon, un instrument associé longtemps au diable… Hunted est inspiré par le thème de la sorcière, vue ici comme “l’incarnation d’un monde de femmes que le capitalisme tente de détruire : l’hérétique, la guérisseuse, la femme désobéissante, la femme qui ose vivre seule”.

+++ Bonus +++

En préambule, les étudiants du CNSMD interprètent Kalevi Aho !

Pauline Lorieux, contrebasse
Vincent Roess, percussions
Avant la nuit pour contrebasse et percussions

Distribution

Conception : Maud Le Pladec, Okwui Okpokwasili
Textes, chansons, interprétation : Okwui Okpokwasili
Lumière : Nicolas Marc
Costume : Alexandra Bertaut
Répétition voix : Dalila Khatir
Musiciens live : Jean-Etienne Sotty, Fanny Vicens
Sur une musique de : Kalevi Aho – Accordion sonata n 2, black birds, II « birds of the night », I « birds of light », V « black birds », IV « birds of desolation » arrangée pour deux accordéons par Jean-Etienne Sotty et Fanny Vicens.

Remerciements : Corinne Garcia, Caroline Ablain, Julie Pareau, Didier Desmatons, Jérôme Lecomte et toute l’équipe des Subsistances

Production : Léda
Coproduction, création et résidence : dans le cadre d’une commande des Subsistances à Maud Le Pladec et Okwui Okpokwasili pour le festival Aire de Jeu, janvier 2015

Avec le soutien : du Ministère de la culture – DRAC Bretagne au titre des compagnies conventionnées, de la Région Bretagne, de la Ville de Rennes.
Avec l’aide : du Musée de la danse – CCN de Rennes et de Bretagne pour le prêt de studio.

Pour cette création, Maud Le Pladec et Okwui Okpokwasili sont accueillies en résidence aux Subsistances en janvier 2015.

Parcours

Les chorégraphes

Maud Le Pladec se forme à la danse contemporaine en 1999, en intégrant la formation ex.er.ce au CCN de Montpellier. Elle a notamment travaillé avec Takiko Iwabuchi, Guillermo Bothello, Patricia Kuypers, Boris Charmatz… Dans le cadre du festival Aire de jeu, elle est invitée par Les Subsistances à créer en 2012 autour du compositeur David Lang et en 2013, Demo, autour de Julia Wolfe.
www.maudlepladec.com

Diplômée de l’Université de Yale, Okwui Okpokwasili est une artiste pluridisciplinaire. Chorégraphe, écrivain et interprète-performeuse, son travail trouve son point d’ancrage à l’intersection du théâtre, de la danse et de l’installation. Elle collabore depuis plusieurs années avec Ralph Lemon. En 2013 elle a participé au spectacle MIRIAM de Nora Chipaumire aux Subsistances.

Les musiciens

Jean-Etienne Sotty, accordéoniste est né en France en 1988. Il a étudié l’accordéon et la musicologie avec les professeurs les plus distingués : P. Bourlois, T. Anzellotti (accordéon), K. Köpp (recherche en interprétation), etc. Il obtient son Master of Music Performance avec la plus haute note à la HKB Bern, et il étudie actuellement au CNSMDP (Paris) dans le cadre du Diplôme d’Artiste Interprète, un des plus hauts diplômes français.

Accordéoniste et pianiste au parcours international, Fanny Vicens se produit comme soliste, chambriste et au sein d’ensembles dans plus de dix pays. Lauréate des Fondations Banque Populaire, Yehudi Menuhin et Kunststiftung, elle est diplômée des Musikhochschule de Trossingen (Allemagne), Lucerne (Suisse), de l’université Paris-Sorbonne et du CNSMDP.

Notes d’intention

Par Maud Le Pladec
Le corps de la femme a toujours été le site privilégié pour le déploiement de la technique et des relations de pouvoir. En nous intéressant à la « Sorcière », nous nous sommes lancées dans une réflexion autour de cette figure comme métaphore de l’altérité et symbole de résistance à la norme. Le terme « Sorcière » étant envisagé ici comme une construction sociale. Celles qui nous intriguent, ce sont ces sorcières qui s’autoproclament comme telles, sans pour autant pratiquer la sorcellerie. Ce sont ces femmes qui depuis des siècles et dans des contextes géographiques et culturels divers sont considérées comme dangereuses et importunes. La sorcière, c’est l’incarnation d’un monde de femmes que le capitalisme tente de détruire : l’hérétique, la guérisseuse, la femme désobéissante, la femme qui ose vivre seule, Nanny ou la femme Obeah qui empoisonna son maître et inspira la révolte des esclaves. La sorcière est, et a toujours été, pourchassée (Hunted) par l’Homme, le pouvoir, le système, le corps médical, la religion. Par la chasse aux sorcières, on assiste aussi à la volonté de discipliner les femmes, de les maintenir dans un état d’asservissement envers un système féodal puis capitaliste. Cette transition faisant de la modernité une affaire de discipline : la discipline des corps des femmes. Mais le renversement de ce même pouvoir, s’est manifesté aussi par la réappropriation du terme « sorcière ». L’auto-proclamation : « je suis une sorcière ! » par des artistes militantes telles que la chorégraphe Mary Wigman ou encore l’écrivaine contemporaine Starhawk propulse la figure de la sorcière au rang des symboles prégnants des luttes féministes et homosexuelles. La sorcière devenant alors ce sujet indépendant, insoumis, marginal, alternatif ou cette femme qui prend la parole.
Novembre 2014

Par Okwui Okpokwasili
La chasse implique de la force, de l’hostilité et une capture. Mais la capture exige une relation dynamique entre la proie et le prédateur – dans un contexte social, celle-ci dessine une danse entre la faim et la satiété, entre la peur et la ruse, entre la soumission et la résistance. L’Homme est considéré comme le plus dangereux des prédateurs mais je me demande s’il ne serait pas le plus vulnérable des proies pour lui-même ? Dans une danse perpétuelle de la capture, qu’est-ce qui résonne dans l’espace chargé entre le public et l’interprète ?
Novembre 2014

Autour du spectacle

Workshop’brunch

Atelier animé par Maud Le Pladec suivit d’un brunch maison.
Samedi 31 janvier 10h30 – 12h30
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Concert

Écoutez l’œuvre de Kalevi Aho à l’Auditorium de Lyon.
Dimanche 1er février à 16h
Tarifs / Réservation : de 8 à 16 € / Billetterie : 04 78 95 95 95
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Tarifs

8 € (tarif unique)

Dates & horaires

mar 27 janvier 2015 / 21:00

mer 28 janvier 2015 / 21:00

jeu 29 janvier 2015 / 19:30

ven 30 janvier 2015 / 19:00

sam 31 janvier 2015 / 20:00

Téléchargement

Feuille de salle

Texte ENG

Texte FR

À noter

Spectacle en anglais, surtitré en français

Dans le cadre du festival

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