Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Archives - Saison 2012 - 2013

Stronghold

FAUSTIN LINYEKULA

Du 31 au janvier au 2 février 2013

Création  Danse

©__Andreas_Etter

Présentation

Au Théâtre de la Croix-Rousse

Partition : Stronghold
Pièce pour 3 danseurs + 1 contrebasse (Violaine Launay)

« […] Il y a quelque chose de l’héroïsme dans cette musique-là. […] Rester debout dans cette musique avec cette puissance-là qui peut éprouver les corps… […] C’est comme un grand vent : comment peut-on rester debout au milieu de ces éléments et composer avec. »

Faustin Linyekula, chorégraphe congolais, vit entre Kisangani et Paris. Cet artiste passionné de son et de musique chorégraphie pour la première fois une pièce de musique contemporaine. Artiste multiforme, son travail peut aller d’une danse énergique et nerveuse, au théâtre politique et poétique ou à la performance. Il l’a mené sur les plus grands plateaux internationaux, du Festival d’Avignon à la Comédie française. Il a choisi Stronghold de Julia Wolfe, pour la physicalité du son démultiplié et la rigueur de la pièce.

Distribution

Chorégraphie : Faustin Linyekula
Interprétation : Clarisse Chanel, Marcela Santander, Miguel Garcia Llorens
Musique : Strong Hold de Julia Wolfe
Contrebasse : Violaine Launay
Oreille extérieure : Guillaume Bourgogne

Production : Studios Kabako – Virginie Dupray

Biographies

Faustin Linyekula vit entre Kisangani et Paris. Son parcours artistique l’a mené du Festival d’Avignon à la Comédie-Française, des scènes les plus contemporaines de Bruxelles aux représentations les plus enflammées dans son Studio Kabako – haut lieu de rêve artistique dans une petite ville du Nord-Est du Congo – du théâtre à la danse inlassablement. Son travail lui ressemble : énergique, nerveux, et souvent politique. Cet artiste fait le lien entre une Afrique en pleine effervescence artistique et une Europe qui a bien du mal à l’entendre.

Violaine Launay : Enseignante depuis septembre 2008, musicienne d’orchestre, Violaine Launay collabore avec l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre Philarmonique de Radio France, l’Orchestre national de Lyon, l’Opéra de Lyon, l’Opéra de St-Étienne sous la direction de chefs prestigieux tels Pierre Boulez, Sylvain Cambreling, Kent Nagano, Valéry Gergiev, Jun Märkl, Myung-Whun Chung, Kazushi Ono…

Autour du spectacle

Babel
Jeudi 31, vendredi 1 et samedi 2 février 2013

Rencontre à l’issue de la représentation avec Faustin Linyekula & Julia Wolfe.
Gratuit

Chantier avec Faustin Linyekula
Jeudi 24 janvier à 19h30

Aux Subsistances, répétition publique suivie d’une rencontre.
Gratuit sur réservation

Interview

Quel est votre rapport à la musique ?
Mon rapport à la musique a toujours été très important. Mais je ne peux pas dire que je chorégraphie sur la musique. J’écoute plutôt ce qu’elle me raconte et cela devient un véhicule qui me permet de créer mon espace mental et émotionnel. A l’intérieur de cet espace-là on peut inscrire une danse, on peut inscrire une présence. Je suis très éloigné d’autres artistes chorégraphes, qui étudient la musique dans sa structure pour travailler. Moi, c’est un rapport que je ne connais pas.

Néanmoins la musique est très importante dans vos spectacles ? 
Oui, mais à chaque fois, c’est une musique qui fait partie de mes repères. Je travaille avec une musique avec laquelle j’ai un rapport personnel, avec laquelle je vis ou avec un musicien que je connais. Même sur La Création du monde, j’ai rajouté à la partition de Darius Milhaud une seconde partie avec un musicien dont je suis très proche, présent sur le plateau. Pour me recréer un espace intime.

Pour ce projet, votre rapport à la musique de Julia Wolfe sera radicalement différent, comment allez-vous créer votre espace ? 
C’est justement pour moi le défi. Je peux dire que jusqu’ici j’ai construit mon travail comme une manière de raconter des histoires. Je suis connu peut-être comme chorégraphe ou danseur mais j’ai tendance à me définir comme un raconteur d’histoires. Jusqu’ici les histoires qui m’ont mis en mouvement étaient des histoires personnelles, intimes, liées à mon pays (La République Démocratique du Congo). Mais depuis quelque temps, je me pose la question de savoir si je suis capable de raconter autrement, d’ailleurs, à partir d’autres histoires. Ou plutôt, qu’est-ce qu’il reste de ces histoires qui m’accompagnent et m’obsèdent depuis des années quand je les aborde par le prisme d’autres regards ? Ça a commencé par le travail que j’ai fait sur Bérénice de Jean Racine. C’était une manière de partir de quelque chose qui à priori était éloigné de moi. J’en ai fait d’une certaine manière un écrin pour loger mes histoires, j’y ai créé un espace. On se sent peut-être moins seul lorsqu’on qu’on arrive à loger son histoire dans celle des autres.

Pourquoi avoir choisit cette pièce de Julia Wolfe ? 
Cette pièce à une puissance extraordinaire. Pour moi, pour l’instant, ma question est de savoir si je peux avoir un espace là-dedans. Quand j’écoute ce morceau, il y a pour moi quelque chose dans l’énergie que j’en reçois, très proche de l’héroïsme. Même si il l’on entend des failles, il y a cette chose héroïque. Pour l’instant je n’ai jamais été capable de raconter d’histoires du côté de l’héroïsme, et je me demande ce que cette tonalité-là peut m’enseigner. Peut-être que cela peut être intéressant pour moi : savoir comment on peut être debout envers et contre tout. Le travail avec les danseurs sera autour de la possibilité de la verticalité, la possibilité de garder la colonne vertébrale droite. Rester debout dans cette musique avec cette puissance-là qui peut éprouver les corps… Il y a ce risque qu’elle écrase les corps. C’est comme un grand vent : comment on peut rester debout au milieu de ces éléments et composer avec. Oui, il s’agit de ça : trouver un moyen de rester debout.

Audio

Écouter la partition : 

Stronghold Part 1

Stronghold Part 2

Photos

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Tarifs

15 € / 12 € (réduit+) / 7.50€ (réduit ++)

Dates & horaires

jeu 31 janvier 2013 / 19:00

ven 1 février 2013 / 19:00

sam 2 février 2013 / 19:00

Téléchargement

Feuillle de salle

Dans le cadre de

Aire de jeu du 29 janvier au 2 février 2013 :
2e édition du festival, en collaboration avec le Théâtre de la Croix-Rousse et le CCN de Rillieux-la-Pape.

Comment venir au Théâtre de la Croix-Rousse

Métro : Ligne C stations Croix-Rousse, Hénon ou Cuire
Bus : C13, 38, S4 : arrêt Hôpital Croix-Rousse C1 : arrêt Cuire / 2, 33, 45, S6-S12 : arrêt Croix-Rousse
Stations Vélo’V : place Commandant Arnaud, place Bertone et au niveau du rond-point de l’hôpital de la Croix-Rousse
Parking : Lyon Parc Auto Théâtre de la Croix-Rousse