Saison 2016 - 2017
Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Saison 2016 - 2017
Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Pr Programmation

Elisa Ruschke / Compagnie la corde rêve

La mère à boire

jeudi 29 juin 2017 à 19h30 et vendredi 30 juin à 19h15

Avant-première / Musique / Théâtre

Présentation

La mère à boire est le récit initiatique d’une jeune fille qui cherche à se construire en se détachant de l’emprise de sa mère, sur fond de musique pop-rock et d’océan qui déborde. Le spectacle raconte la relation d’une mère et d’une fille qui n’arrivent pas à dialoguer. La mère est un personnage catastrophique, contradictoire mais aussi très touchant. La fille, Symphonie, est l’héroïne, une adolescente rebelle et indisciplinée en quête d’elle-même et d’un futur. La mère à boire, est la troisième pièce d’Elisa Ruschke. Elle en est l’auteure, la metteure en scène et interprète. Formée à l’ENSATT, elle écrit et met en scène un théâtre en prise sur le monde.

Note d’intention

« La mère à boire, c’est l’histoire d’une jeune femme qui tente de s’affranchir des rêves et des frustrations de sa mère. Une jeune femme dont les mots se transforment en chanson quand ils sont trop durs à dire. Ici c’est comme au cinéma, ça commence par la fin : une mère demande aux services sociaux de s’occuper de sa fille. Mais comment en sont-elles arrivées là ? C’est en plongeant dans ce texte piquant et touchant que nous allons le découvrir. Le point de départ est dramatique, la suite en sera tordante, cynique, avec la musique en filigrane pour s’évader de la réalité et permettre un réconfort poétique nécessaire à l’âme révoltée. Dans cette pièce, tout est une question de place et de responsabilité : qui est l’adulte, qui est l’enfant ? Qui choisit, qui subit ? Dans la famille de Symphonie les cartes sont redistribuées en fonction des situations, il n’y a pas de frontières, elles sont brouillées et noyées dans les différentes crises que traversent les deux héroïnes.
Qui n’a jamais eu honte de sa mère ? Freud voudrait qu’on la tue pour naître à soi-même. Symphonie en a l’intuition puisque cette relation la tient en apnée. Sur son lit d’adolescente, elle rêve de normalité, de calme pour vivre et créer, pour chanter et rire avec sa copine Charlotte et pour entendre les vagues. Qui encore n’a jamais eu une conscience aiguë des limites et des défauts de ses parents, mais aussi des projections nocives dans lesquelles ils peuvent nous emprisonner ? S’en affranchir et s’en libérer est cette traversée vers l’âge adulte où le pardon ponctue les marées, où l’amour immense ne suffit pas à contenir le ressac. Symphonie vit cette tempête. Et face à l’omniprésence d’une mère, il y a l’absence du père. Un homme qui vit dans la cave et qu’on essaye d’effacer de la photo de famille par des révélations brutales. Quand on effleure le cinéma dans certaines scènes, des personnages loufoques investissent le plateau : un professeur de mathématique ringard, une infirmière délirante, un médecin névrosé et Pistache, le chat révolutionnaire de Symphonie, maltraité par sa mère et accusé de tous les maux. C’est avec humour et tendresse qu’Elisa Ruschke évoque ce moment si particulier de l’affirmation de soi et de ses choix face à ses parents. Symphonie n’a pas choisi sa famille mais elle veut choisir son destin. Pour y arriver, elle ne tuera pas sa mère, elle en fera une chanson. La première du spectacle, comme une déclaration d’amour unique dont elle veut que tout le monde soit témoin. »

par Léa Girardet, collaboratrice artistique

Distribution

Texte et mise en scène : Elisa Ruschke
Interprètes : Nelly Antignac, Mickaël Délis, Léa Girardet et Elisa Ruschke Musicien Lucas Gonzalez
Collaboratrice artistique : Léa Girardet
Créatrice lumière : Julie Lorant
Production : Cie La Corde Rêve

Parcours

Elisa Ruschke est auteure, metteure en scène et comédienne. Formée à l’ENSATT à Lyon, elle travaille à sa sortie d’école avec Arpad Schilling sur la création Noéplanète au Théâtre national de Chaillot. Aussi musicienne et chanteuse, elle crée son groupe de musique ERKA. Parallèlement, elle met en scène et interprète Le Testament de Vanda de Jean-Pierre Siméon au sein de sa compagnie, La Corde Rêve, fondée à Lyon en 2012. Elle obtient pour ce spectacle plusieurs prix d’interprétation féminine. Elle travaille également avec le Théâtre du Rivage sur le spectacle À la Renverse de Karin Serres, dans lequel elle interprète le personnage de Sardine sur plus de 200 dates dans toute la France. Suite à cette rencontre, Elisa fait une commande d’écriture à Karin Serres et monte en 2016 sa deuxième pièce, Berbéris, créée à la Comédie de Reims dans le cadre du Festival Méli’môme et au Théâtre de l’Élisée à Lyon, puis reprise en tournée CCAS. Au cinéma, elle joue dans les films de Diane Kurys et de Sophie Fillières. En novembre 2016, elle partage avec Benjamin Lavernhe l’affiche d’une comédie d’Éric Capitaine, Rupture pour tous. En 2017 elle fait partie des Talents ADAMI Cannes et joue dans le court-métrage de Marie Gillain. Son EP de musique, sur lequel elle travaille depuis plus d’un an, sortira cette année. Elle jouera également au printemps 2018 dans Waynak d’Annabelle Sergent et Catherine Verlaguet.

D’abord formée au conservatoire du 20e et au Studio-Théâtre d’Asnières, Nelly Antignac entre au Conservatoire national d’art dramatique de Paris où elle travaille sous la direction de Muriel Mayette, Dominique Valadié, Alain Françon et Matthias Langhoff. À sa sortie en 2006, elle joue au théâtre dans différentes compagnies comme celle de Laurent Laffargue, d’Alexandre Zeff, d’Annabelle Simon ou encore pour le collectif « les sans cou » d’Igor Menjiski. En parallèle, elle tourne des longs métrages de cinéma avec Cédric Klapisch (Paris), Yves Thomas (Rendez-Vous Avec Un Ange), Albert Dupontel (Le vilain), Patrice Chéreau (Persécution), Marc Fitoussi (Copacabana, Pauline detective), Jean-Pierre Denis (Ici-Bas), Pascal Rabaté (Ni à vendre ni à louer), Christophe Ruggia (Dans la tourmente), Jean-Marc Moutout (De bon matin). En 2015, elle fait traduire une pièce de l’argentin Rafael Spregelburd et la met en scène dans le cadre du concours du Théâtre 13 puis au Studio-Théâtre d’Asnières. Le prochain film dans lequel elle joue, Maman a tort de Marc Fitoussi, sortira au cinéma dans quelques mois.

Mickaël Délis a suivi une formation de comédien et de danseur au conservatoire du 20e arrondissement de Paris. Il est comédien notamment au sein de sa compagnie L’Armée du bonheur. Il écrit plusieurs pièces et reçoit le prix du meilleur auteur à l’occasion des 10e rencontres du jeune théâtre de Savigny-sur-Orge. Sa deuxième création, Les Gaillardes, a reçu le prix du Off à Avignon en 2011. Depuis 2010, il enseigne la pratique théâtrale à la faculté de Créteil et dirige la Compagnie du Théâtre du Créteil Soleil, lauréate de nombreux prix de mise en scène avec Pulvérisés, d’Alexandra Badéa. Il est aussi critique d’art contemporain pour Artnet et rédacteur/scénariste pour plusieurs agences de pub.

Après une licence de cinéma et une formation au conservatoire du 10e à Paris, Léa Girardet intègre l’ENSATT en 2009. Elle se forme auprès de Christian Schiaretti, Alain Françon, Philippe Delaigue et Arpad Schilling. En troisième année, elle met en scène Festen d’après le film de Thomas Vinterberg. Par la suite, elle joue sous la direction de Lisa Wurmser dans Montedidio, de Sarah Blamont dans La Pierre et de Virginie Bienaimé dans Florine et Truitonne. Elle tourne également dans le court-métrage de Nicolas Maury, Faire partir, et participe au stage Emergence dirigé par Bruno Nyutten et Tatiana Vialle.

Lucas Gonzalez est musicien. Après avoir achevé sa formation musicale à l’école ATLA, sa passion pour la scène le dirige vers le théâtre. Il intègre alors le cours Florent. A l’issue de ses trois ans d’étude, il participe à de nombreux projets : Violences de Didier Georges Gabily, Hamlet, Nuage 13, Alexandre le Grand de Racine, Le long voyage du pingouin vers la jungle, de Jean-Gabriel Nordmann, Le Puits d’Ivan Repila et Les coloriés d’Alexandre Jardin. Il met en scène Judith d’Howard Barker et Vagabondages d’Anne-Delphine Monnerville. Il joue également sous la direction de Philippe Calvario dans Shakespeare in the woods, et Marcus Borja dans Théâtre, programmé au Festival Impatience et repris au Théâtre de la Cité Internationale. En parallèle il continue la musique en jouant dans divers groupes et orchestres.

lacordereve.com

Vidéo

Le Théâtre de l’Élysée

Le Théâtre de l’Élysée est situé au cœur de la Guillotière, lieu d’accueil des nouveaux arrivants à Lyon depuis des générations, terre de tous les possibles. Lieu d’expérimentation théâtrale, l’Élysée est un espace de liberté et de contact direct entre les comédiens et le public, destiné à encourager de nouvelles formes, à faire connaître de nouveaux talents aux programmateurs et à accompagner le parcours de metteurs en scène. La programmation du Théâtre de l’Élysée est assurée par l’association « Si Tu… » dans le cadre d’une convention avec la Ville de Lyon, la Drac Auvergne-Rhône-Alpes et la Région Auvergne – Rhône-Alpes. L’association « Si Tu… » est présidée par Sylvaine Maurel et dirigée par Jacques Fayard assisté de Martine Desmaroux.

lelysee.com

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Tarifs

Tarif spécial Entrée des artistes
5 € / spectacle
20 € / pass 7 spectacles

Dates & horaires

jeu 29 juin 2017 / 19:30

ven 30 juin 2017 / 19:15

Durée

1h

À noter

Spectacle à partir de 12 ans.

Spectacle proposé par

Dans le cadre du festival