Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Archives - Saison 2015 - 2016
Pr Programmation

Sondos Shabayek, Mona El Shimi, Vincent Thomasset, Dieudonné Niangouna

Collectif héros

Du jeudi 16 au samedi 18 juin 2016

Création  Danse / Lecture / Musique / Performance

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Présentation

Mais qui est le héros aujourd’hui ? Celui qui réalise des exploits ou celui qui résiste ? Dans ces temps de grande incertitude sur nos valeurs collectives, 3 spectacles d’artistes d’horizons différents répondent à ces questions le temps d’une soirée. Interrogation sur le héros politique pour les égyptiennes Sondos Shabayek et Mona El Shimi, héroïsme ordinaire pour Vincent Thomasset et vision du super-héros pour le congolais Dieudonné Niangouna. Chacun nous tend un miroir pour construire nos rêves communs.

3 spectacles en 1 soirée

Fashoush
Sondos Shabayek (Égypte) / Mona El Shimi (Égypte)
Directrice de The BuSSy Project et cinéaste / psychothérapeute, comédienne et membre de The BuSSy Project.

Fashoush est une performance de 20 minutes sur le thème du Héros. Le spectacle établit un parallèle entre l’histoire politique de l’Égypte et la vie amoureuse de la protagoniste, celle-ci fait appel à ses souvenirs, notamment celui de son grand-oncle Abdel Hakeem Amer, l’une des personnalités politiques les plus controversés de l’Égypte et vice-président de Gamal Abdel Nasser.

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Galoooooop !

Vincent Thomasset (France)

Écrivain et performeur

Invité par Les Subsistances à produire une performance autour de la notion de héros, Vincent Thomasset propose une lecture à deux voix avec la comédienne Anne Steffens. Que ce soit des formes littéraires ou vivantes, il convoque, rappelle ou réinjecte actions, lieux et situations traversés : le visionnage d’un vieux film de famille, un livre*, les courses d’un jeune émancipé. La question du temps, du désir, de la perte et de l’oubli. Ce texte est entrecoupé d’une reprise d’équitation, art de la guerre « dresser son cheval pour le champ de bataille » devenu, au fil du temps, activité sportive.

* Thomas Bernhard, Dans les hauteurs (tentative de sauvetage, non-sens), éd. Gallimard, 1991.

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Le Singe avait raison

Dieudonné Niangouna (République du Congo)
Auteur, metteur en scène et comédien

« En réfléchissant sur la question du héros mon équipe et moi nous sommes tombés sur des points divers et variés. Ces derniers ont pu nourrir mon écriture afin de pouvoir élaborer une participation qui contient : critique, auto-critique, admiration, éloges et affabulation. Le fil moteur étant une suite de questions que le narrateur à l’image d’un poète maudit se pose tout en jouant à être le plus incisif possible. Stars et hommes politiques passent à la trappe. Guerriers et savants, philosophes, auteurs, militants et révolutionnaires, on essaie de ne ménager aucun écart de langage dans le débat échappé du ventre du chantre maudit sur scène. On a eu raison de partager sa parole en quatre corps, trois comédiens et un musicien. Et s’excite dans le fond une grande pensée pour Papa Wemba, ce grand Artiste de la rumba Congolaise, qui fini par prendre toute sa majesté au rythme du fil d’ariane que tisse la parole ». Dieudonné Niangouna

Distribution

Fashoush
Sondos Shabayek (Égypte) / Mona El Shimi (Égypte)

Conception, interprétation : Sondos Shabayek et Mona El Shimi.

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Galoooooop !
Vincent Thomasset (France)

Metteur en scène et auteur : Vincent Thomasset.
Interprètes : Vincent Thomasset et Anne Steffens.

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Le Singe avait raison
Dieudonné Niangouna (Rép. du Congo)

Mise en scène : Dieudonné Niangouna.
Jeu : Dieudonné Niangouna, Ornella Mamba, Athaya Mokonzi.
Musicien : Pidj Boom Boom Distortion.
Régie plateau : Papythio Matoudidi.
Régie générale et lumière : Cléo Konongo.

Biographies

The BuSSy Project est un projet d’arts performatifs qui donne la parole aux histoires autour du genre censurées dans les différentes communautés en Égypte. The BuSSy défie les frontières sociales de l’Égypte. Les femmes marchent sur scène pour partager des histoires sur le harcèlement, le viol, la discrimination entre les sexes, les crimes d’honneur, les mariages forcés, les mutilations génitales féminines, la maternité, la violence domestique, la maltraitance des enfants, les agressions sexuelles de masse et beaucoup d’autres, de différentes communautés et villes en Égypte.

Sondos Shabayek est la directrice de The BuSSy Project (un projet d’arts performatifs qui documente et met en scène des histoires autour du genre). Elle est également la créatrice et directrice de Tahrir Monologues, une performance basée sur des histoires vraies de la révolution égyptienne. Elle a écrit et dirigé le court-métrage primé Girl, qui traite le harcèlement dans la ville du Caire, ainsi que les autoportrait-vidéos I am not my veil et Oh fear. Avant de s’être lancée au cinéma et au théâtre, elle a fait des études de communication médias et de radiodiffusion. Elle a travaillé pendant six ans comme journaliste et rédactrice. Son travail journalistique se focalisait sur l’exploration, l’exposition et la discussion de tabous de la société égyptienne.

Mona El Shimi est psychothérapeute et comédienne. L’Art dramatique et la Psychologie ont toujours été ses deux plus grandes passions, lui permettant l’exploration de la psyché et la mise en œuvre du cadeau nourrissant qu’est l’empathie. Pour elle, The BuSSy Project combine tous ces éléments. Elle fait partie de ce projet depuis 5 ans en tant que membre actif et conteuse. Mettre en scène des histoires vraies lui a permis de vivre une expérience de guérison personnelle tout en témoignant de la guérison des participants quand ils livraient leurs histoires. En parallèle de son activité artistique, Mona pratique la psychothérapie et anime des entraînements de
développement personnel ainsi que des workshops avec des thématiques diverses dans des contextes
variés.

Après des études littéraires à Grenoble, Vincent Thomasset cumule plusieurs petits boulots puis travaille en tant qu’interprète avec différents metteurs en scène dont Pascal Rambert. En 2007, il intègre la formation ex.e.r.ce (Centre Chorégraphique National de Montpellier). Dans un premier temps, il travaille essentiellement in situ, dans une économie de moyens permettant d’échapper, en partie, aux contraintes économiques. Il écrit alors un texte qu’il utilise à différentes reprises, dont le titre, à lui seul, résume la démarche de cette période : Topographie des Forces en Présence. Depuis 2011, il produit des formes reproductibles en créant notamment une série de spectacles intitulée
La Suite dont les deux premiers épisodes (Sus à la bibliothèque ! et Les Protragronistes) ont été créés au Théâtre de Vanves dans le cadre du festival Artdanthé. En 2013, il crée de Bodies in the Cellar, puis Médail Décor en 2014, troisième épisode de la série. En 2015, il crée une adaptation pour la scène des Lettres de non-motivation de Julien Prévieux, créée au festival La Bâtie (Genève) puis reprise au Festival d’Automne à Paris, dans lequel il reprend également La Suite (Sus à la bibliothèque !Les Protragronistes + Médail Décor) au Centre Georges Pompidou.

Né en 1976 à Brazzaville (République du Congo), Dieudonné Niangouna est comédien, auteur, metteur en scène. Rien ne décrit mieux son écriture que le nom de la compagnie : Les Bruits de la Rue. Son œuvre littéraire se nourrit en effet de la rue, reposant sur un langage explosif et dévastateur, à l’image de la réalité congolaise. Formé par Massengo mâ Mbongolo, il commence le théâtre dans les années 90 avec les compagnies de Brazzaville : Cie Kongo dia Ntotéla, Cie Salaka, Cie Rideau de Lianes, Cie Deso, et le Théâtre d’Art africain. En 1997, il est reçu à l’école des Beaux Arts Paul Kamba de Brazzaville en section Arts Plastiques. Il participe aux stages et ateliers animés entre autres par Gaël Leborne et Zoë Heller, Bernard Sallé, Mwanbaye Kalenguaye et Laurent Dilandwa, Vincent Mwamba Chaka, Jacques Livchine et Hervé Delafont, Hami Hattab… En 2005, il fait partie des quatre dramaturges africains présentés en lecture à la comédie Française. En 2013, Dieudonné Niangouna est artiste associé au Festival d’Avignon. Et est fait Chevalier du Vaqueyras. De 2014 à 2017 Dieudonné Niangouna est artiste associé au Mousonturm Théâtre de Frankfort ( Allemagne). En 2015 il reçoit le Grand prix des Arts et des lettres du président de la République du Congo et est lauréat du prix littéraire des Lycéens en île de France avec sa pièce M’appelle Mohamed Ali. Toujours en 2015 il est fait chevalier des Arts et des Lettres de la république Française.

Autour du spectacle

Babel

Discussion animée par l’auteur Frédéric Ciriez avec les artistes Sondos Shabayek, Mona El Shimi, Vincent Thomasset, Dieudonné Niangouna.
Samedi 18 juin à l’issue de la représentation.

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Tarifs

10 € / 12 € / 14 €
(1 seul billet pour toute la soirée !)

Dates & horaires

jeu 16 juin 2016 / 21:00

ven 17 juin 2016 / 21:00

sam 18 juin 2016 / 19:00

Durée

2h environ (avec entracte)