Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Archives - Saison 2014 - 2015

Raphaëlle Delaunay & Les Nouveaux Caractères

Chaconne

Du 26 au 29 mars 2015

Création  Danse / Musique

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Présentation

INFO DE DERNIÈRE MINUTE
La représentation de dimanche 29 à 16h est annulée pour raison médicale.

À la place, Les Nouveaux Caractères, la compagnie El Nucleo et Clément Dazin vous proposent une forme improvisée ! Au programme, musique baroque, jonglerie et acrobatie (gratuit, sans réservation).

Appelez la billetterie au 04 78 39 10 02 pour connaître les modalités d’échange ou de remboursement.


Face à un monde se repliant avec anxiété sur ses traditions, nous avons demandé à une chorégraphe et des musiciens baroques de faire bouger nos repères face à l’une des danses les plus codifiée du XVIIe siècle : la chaconne.

C’est alors un véritable retour aux sources qu’opère Raphaëlle Delaunay, chorégraphe formée au ballet de Paris fondé par Louis XIV. Cette dernière s’attache au contexte social et politique qui a vu naître cette danse, en accentuant notamment sur toute l’idéologie autour du corps et les codes de la représentation.

Un incroyable duo de danse accompagné par Sébastien d’Hérin des Nouveaux Caractères, Étienne Floutier et Thibault Noally.

Distribution

Conception, mise en scène, chorégraphie : Raphaëlle Delaunay
Direction musicale : Sébastien d’Hérin (Les Nouveaux Caractères)
Danseurs : Raphaëlle Delaunay, Faustine Mourier
Musiciens : Sébastien D’Hérin (clavecin), Étienne Floutier (viole de gambe), Thibault Noally (violon)
Création lumière : Abigaïl Fowler
Regard extérieur : Herman Diephuis
Production : Compagnie Traces
Coproduction : Les Subsistances

Avec le soutien : du Théâtre du fil de l’Eau à Pantin, La Ménagerie de verre à Paris, le CND pour la mise à disposition de studios.

La Compagnie Traces – Raphaëlle Delaunay est soutenue par le département des Hauts-de-Seine et la Ville de Boulogne-Billancourt.

Les Nouveaux Caractères sont soutenus par la Région Rhône-Alpes, le Ministère de la Culture (DRAC Rhône-Alpes) et la Ville de Lyon.

Cette création est une commande des Subsistances faite à Raphaëlle Delaunay pour le festival Week_End sur Mars !

La chaconne

Chaconne : Nom fort répandu en danse sous le Moyen Âge ; il semble difficile d’admettre l’étymologie de ce mot donnée par quelques auteurs anciens, étymologie tirée d’un ruban appelé chaconne et porté au cou pas les jeunes élégants de l’époque. Ce ruban, attaché au col de la chemise, tombait en pendant sur le devant de la poitrine. La danse appelée chaconne était très en vogue chez la jeunesse dorée du temps. Ce mot appartient aussi à la musique, car on connaît des chaconnes écrites sans avoir aucun trait à la danse, à côté d’autres chorégraphiées. La chaconne faisait partie des danses savantes et tenait le milieu entre les hautes et basses danses : elle équivalait à une sorte de concerto en musique. Ses mouvements lents et uniformes sur une mesure en trois temps, vigoureusement accentuée, rappelait le Passe-temps, bien que ce dernier fût plus vite. On prétendait que la musique devait en être scandée d’autant plus rapidement que la danse avait été inventée par un aveugle (Cécos) qui, ne pouvant voir battre la mesure, en était réduit à la sensibilité seule de son oreille pour se maintenir en cadence ou en mesure. Le pas de la chaconne se décomposait ainsi : le pied gauche devant et le corps reposant dessus, la jambe droite vient s’assembler dessous après avoir été élevée à la seconde position en l’air ; se porte de côté à la seconde position, et le pied gauche se porte après, soit derrière, soit devant, ce qui constitue l’étendue du pas. On se sert ordinairement de ce pas ou temps de chaconne pour se diriger à droite ou à gauche.
Source : Dictionnaire de la danse historique, théorique, pratique et bibliographique, G. Desrat, Librairies-imprimeries réunies (1895).

Note d’intention

« Chaconne est une commande des Subsistances.
Je ne me serais sans doute pas intéressée à ce style musical de l’ère baroque sans cette proposition de Guy Walter.
Cette plongée dans l’ère baroque a tout naturellement fait écho à mon éducation dans les rangs du corps de ballet de l’opéra national de Paris. Avec cette particularité près, que replacé dans son contexte historique, lorsqu’on parlait encore de belle danse, le ballet se pare d’une charge politique vivifiante.
Au terme “baroque” j’associe une danse hybride faite d’apparentes disharmonies de styles. Creuser les aspérités langagières, du noble au trivial, de la danse sérieuse à la mascarade, c’est aussi une façon d’interroger les codes de la représentation et toute une idéologie.
Avec irrévérence, mais dans le souci de restituer au corps toute sa verve et sa force symbolique, j’imagine un ballet de cour en 2015. Deux femmes au plateau dont les présences interrogent nos perceptions. L’époque baroque a tenté de dire « un monde où tous les contraires seraient harmonieusement possibles », elle a érigé le conflit comme principe d’harmonie. Avec quelles dissonances pouvons nous composer aujourd’hui ? »
Raphaëlle Delaunay.

Parcours

Raphaëlle Delaunay
Diplômée de la Royal School of dancing de Londres, Raphaëlle Delaunay est admise à l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris en 1986 où elle intègre les rangs du Corps de Ballet de l’Opéra de Paris à 15 ans. En 1997, sur l’invitation de Pina Bausch, elle rejoint le Tanztheater Wuppertal. Au terme de sa collaboration pour quatre créations : Mazurka Fogo, O Dido, Wiesenland, Barbe-Bleue dans sa version lyrique, et l’expérience de presque tout le répertoire « bauschien ». En 2003, la rencontre avec Alain Platel se fait autour de Mozart et du projet Wolf qui lui est consacré. Depuis, Raphaëlle Delaunay est également interprète auprès d’Alain Buffard, Pascal Rambert, Anne Theron, Richard Siegal, Bernardo Montet et Boris Charmatz. On retrouve également Raphaëlle Delaunay au théâtre, au coté de Jean-Christophe Saïs dans l’Histoire du Soldat, pour lequel elle signe et interprète la chorégraphie. Avec Frédéric Fisbach pour Mademoiselle Julie, création au festival d’Avignon 2011.
www.raphaelledelaunay.com

Sébastien d’Hérin est un jeune chef qui a d’abord forgé son tempérament artistique au clavecin. Ses études ont été couronnées de trois premiers prix, du Conservatoire de Paris et du Conservatoire d’Amsterdam. Il s’est affirmé depuis comme un musicien, claveciniste, pianofortiste, de talent. Il s’exprime comme continuiste, comme collaborateur et assistant, ou comme soliste et chambriste. Aujourd’hui, il est aussi invité comme chef d’orchestre et s’engage dans la direction musicale. Il fonde les Nouveaux Caractères en 2006. Avec cet ensemble, il a déjà produit et dirigé, entre autres, Le Mythe d’Enée de Purcell et Pascal Colasse (Opéra de Rennes) ou Philémon et Baucis de Haydn (Opéra de Bordeaux). Il a plus récemment dirigé un Orfeo de Monteverdi (Opéra Royal de Versailles, Théâtre Musical de Besançon, Théâtre de la Renaissance d’Oullins) et un Fairy Queen de Purcell (Festival de musique baroque de Lyon et Nuits Musicales d’Uzès).
www.nouveauxcaracteres.com

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Tarifs

8 € (tarif unique)

Dates & horaires

jeu 26 mars 2015 / 20:30

ven 27 mars 2015 / 20:30

sam 28 mars 2015 / 19:45

dim 29 mars 2015 / 16:00 Annulé

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