Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique - Lyon
Théâtre / Danse /
Cirque / Musique

Les subsistances

Laboratoire international
de création artistique – Lyon

Archives - Saison 2014 - 2015

Pascale Henry

Ce qui n’a pas de nom

Du 26 au 29 mars

Création  Théâtre

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Présentation

La caissière du supermarché est morte, tel un pantin au sol désarticulé. Elle rejoint la cohorte des femmes écrasées en silence, oubliées au rayon faits divers. Soudain, elle s’élève le long des murs, elle prend l’air et va rejoindre les figures mythiques de Cassandre, Iphigénie ou Médée, ces femmes qui n’ont fait que servir des guerres bien masculines. Mais c’est qu’elles se révoltent les bougresses !

Entendant bien ne plus laisser aux hommes le droit de faire le récit de leurs histoires. Avec la complicité des 3 comédiennes, du comédien, et de la magnifique acrobate Mélissa Von Vépy, Pascale Henry questionne la place du corps des femmes dans un monde qui le relègue souvent au rang d’objet de consommation.

Distribution

Texte, mise en scène : Pascale Henry.
Avec :
Mélissa Von Vépy (création aérienne), Farid Bouzenad, Marie-Sohna Condé, Émilie Geymond, Sylvie Jobert.
Scénographie :
Michel Rose.
Costumes :
Barbara Kraft.
Stagiaires costumes :
Léa Bettenfeld, Fleur Peyfort.
Assistanat à la mise en scène :
Lorraine Wiss.
Chorégaphie :
Anna Ventura.
Création vidéo, musicale, sonore :
Florent Tarrieux.
Stagiaire vidéo :
Kaveh Hedayatifar.
Création Lumière :
Michel Gueldry.
Régie générale :
Martin Massier.
Régie plateau :
Sylvain Louis.
Chef décorateur : Daniel Martin.
Assistant décorateur :
Peter Delaney.
Décor construit dans les ateliers de la MC2:
Grenoble.
Réalisation/tissage du costume de Cassandre :
Elizabeth Creseveur.
Voix off : Dominique Laidet.
Remerciements : Cidalia Da Costa, Mathieu Plantevin, compagnie ariaDne.

Production : Les voisins du dessous.
Coproduction :
Les Subsistances – Lyon, MC2: Grenoble, Scène Nationale d’Aubusson I Le Grand Angle, Voiron, Théâtre Théo Argence, Saint-Priest, Groupe des 20 Rhône-Alpes

Avec le soutien : de l’Amphithéâtre, Pont de Claix, du Théâtre du Vellein, Villefontaine, de l’Heure Bleue, Saint-Martin-d’Hères, du Théâtre de Privas Auditorium de Seynod, du Théâtre de Bourg-en-Bresse, du Centre Culturel de la Ricamarie et de la Région Rhône-Alpes – Appel à Projets Spectacle Vivant.

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Avec l’aide : de La Spedidam, de l’Adami
Le texte est lauréat de la Commission nationale d’Aide à la création de textes dramatiques du Centre national du Théâtre.

Note d’intention

« Ce ne sera pas du théâtre exactement mais exactement le théâtre d’un bouleversement. Une rêverie, soulevée par le spectacle ressassé d’une affaire de faits divers avec femme assassinée. L’énigme à l’heure de la soirée télé commence bien – et bien souvent par là – quand ça commence comme ça : par un cadavre de femme. Plutôt jeune et belle, dont on perçoit furtivement qu’elle ait pu être objet de convoitise. Même dans la mort. C’est bien fait. Je veux dire cette sorte de sentiment qu’elle est offerte encore, les bras, les jambes ouverts autour d’elle. Ce corps explosé, exposé, au désir encore. Le massacre. Saisissant. Vu et revu. Il me fallait approcher l’imperceptible impression venue en supplément du meurtre. Je vais raconter l’histoire de ce silence de la fille du supermarché, de son regard qui lèche les murs des immeubles comme un grimpeur. Raconter cette page blanche livrée au regard. L’écrire dans les hauteurs. Dans le défi de la pesanteur au corps de l’acrobate. L’écrire au cœur de la ville, de la nuit électrique, dans la terre. Avec le musicien sur le plateau, accroché au récit comme au pas d’une danseuse de flamenco. Textes, musique, images, corps, silence se nouant dans une narration hantée par la disparition. Et les voix de la tragédie rapatriées dans l’histoire. Tout ce que le plateau peut offrir sera de la partie pour tenter une échappée spectaculaire dans l’invisible. Comme autant de corps de soldats, le corps d’Iphigénie reste sacrifié pour toujours : Il est des espaces où il n’y a pas de meurtre.»
Pascale Henry

Parcours

Pascale Henry
Avant d’aborder la mise en scène, puis l’écriture, Pascale Henry travaille plusieurs années comme comédienne et participe parallèlement à différentes aventures musicales. Elle fonde en 1989 la compagnie Les voisins du dessous. Chaque mise en scène est pour elle l’occasion de pousser la porte du réel pour entrevoir ce qui s’agite derrière elle. Ce parcours singulier se construit au fil des années grâce aux soutiens et aux fidélités des théâtres, des institutions et des personnes qui s’attachent à son travail. Tout comme son parcours artistique, ces associations appartiennent à la diversité du réseau théâtral français. Elle intervient deux années consécutives au CNAC de Châlons-en-Champagne.

Vidéo

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Tarifs

8 € (tarif unique)

Dates & horaires

jeu 26 mars 2015 / 20:30

ven 27 mars 2015 / 20:30

sam 28 mars 2015 / 18:30

dim 29 mars 2015 / 18:45

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Dans le cadre du

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